Tchad: accusé d’abus d’autorité, l’opposant Laoukein Médard relaxé

Capture d'écran d'une interview de Laoukein Médard en qualité de maire de Moundou à la télévision nationale tchadienne ONRTV, en septembre 2014.
© Capture d'écran 'ONRTV

Au Tchad, Laoukein Medard est définitivement libre. L'ancien maire de Moundou, poursuivi depuis le mois de juillet par la justice, a été acquitté mardi 5 décembre. La justice, qui a ordonné sa libération d'office il y a une semaine, annule toute la procédure.

La semaine dernière, le 24 novembre, le juge a ordonné la libération immédiate de Laoukein Médard, se basant sur le Code pénal qui qualifie de détention arbitraire la situation d’un prévenu, gardé à la maison d’arrêt pendant plus de quatre mois, sans être jugé.

A l’origine, Laoukein Médard a été destitué de son poste de maire de Moundou en juillet 2017 par le Conseil municipal qui a désavoué sa gestion.

Tournure politique

Quelques jours plus tard, celui-ci a été interpellé violemment pour motif de « détournement ». Pendant l’instruction, un expert-comptable connu par le tribunal fera tomber ce chef d’accusation, qui sera requalifié en « abus d’autorité ».

Entre temps, l’affaire a pris une tournure politique. L’opposition démocratique n’a cessé de brocarder le pouvoir, l’accusant d’être à l’origine de l’arrestation de l’opposant qui a mis en difficulté le pouvoir pendant la présidentielle d’avril 2016.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les conseillers de Laoukein Médard entendent attaquer bientôt tous ceux qui ont été à l’origine de cette procédure.