Des migrants secourus par des gardes-côtes libyens arrivent à Tripoli le 24 novembre 2017.
© Hani Amara / Reuters

En 2016, quelque 180 000 migrants en provenance d’Afrique ont traversé la Méditerranée. En 2017, Frontex, l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, s’attend aux mêmes chiffres.

Le nombre d'entrées de migrants illégaux en Europe a diminué de près de 60% en 2017 par rapport à 2016, notamment en raison de la forte baisse du flux migratoire de Méditerranée orientale, passant par la Turquie et la Grèce, depuis la signature de l'accord entre Ankara et l'Union européenne. Les flux migratoires en provenance d'Afrique, via l'Espagne et la Libye, ont quant à eux augmenté. 180 000 Africains, selon Frontex, ont rejoint l'Europe en 2016 via la route de la Méditerranée centrale. Les Subsahariens ont représenté 79% des migrants entrés par l'Italie d'après l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ils sont originaires du Nigéria (21%), d'Érythrée (11%), de Guinée (7%), de Côte d'Ivoire (7%), de Gambie (7%), du Sénégal (6%), du Mali (6%), du Soudan (5%) et de Somalie (4%). Si certains d'entre eux (Soudanais, Ethiopiens, Erythréens) sont éligibles au droit d'asile, la majorité d'entre eux sont des migrants économiques.

Si l'Espagne redevient une route migratoire, celle passant par la Libye est privilégiée par les migrants. La Libye est la plaque tournante du transit et du trafic de migrants d'Afrique subsaharienne cherchant à gagner l'Europe, 381 463 migrants étaient en Libye entre décembre 2016 et mars 2017. Si certains réussissent à rejoindre l'Europe, beaucoup d'entre eux croupissent dans des centres de rétention ou sont victimes des pires exactions.

Les migrants africains sont de plus en nombreux à vouloir entrer en Europe. © RFI