Guinée: la grève des enseignants est suspendue

Salle de classe vide dans un lycée de Conakry en Guinée.
© RFI/Coralie Pierret

En Guinée, la grève des enseignants est suspendue. Depuis presque un mois, les professeurs mobilisés contestaient la nouvelle grille salariale et réclamaient des augmentations de salaire. Pendant 4 semaines, les cours ont été fortement perturbés dans les écoles, collèges et lycées. Deux élèves qui réclamaient la reprise des cours ont même perdu la vie lors de manifestations. Même si aucune négociation avec les autorités n'a été officiellement entamée, c'est après une médiation engagée par les religieux que le mouvement a été levé.

A plusieurs reprises, celui que l'on appelle le général Soumah, le leader de la grève, a rencontré les chefs religieux. Le grand imam et l'archevêque de Conakry sollicitent alors une suspension du mouvement jusqu'à la fin de l'année, le temps pour eux disent-ils de plaider les revendications des enseignants auprès du chef de l'Etat Alpha Condé.

Car depuis le déclenchement de la grève le 13 novembre, c'est un véritable bras de fer qui se joue entre d'un côté la présidence et le ministère de l'Education, de l'autre les enseignants grévistes et leur meneur Aboubacar Soumah.

Ce dernier avait d'abord été déclaré dissident par une partie de ses pairs syndicalistes en désaccord avec le mouvement, puis persona non grata par les autorités, car la grève était « illégale et sauvage ».

Il était alors recherché par la police jusqu'au dénouement de la crise ce jeudi. Une assemblée générale s'est tenue devant une centaine de grévistes, d'accords à la majorité pour lever leur mouvement. Pour l'heure, aucune garantie d'une ouverture prochaine de négociations n'a été apportée par les pouvoirs publics.