Crise au Togo: l'opposition campe sur ses positions concernant le dialogue

Manifestation à l'appel de l'opposition togolaise dans les rues de Lomé, le 5 octobre 2017 (image d'illustration).
© MATTEO FRASCHINI KOFFI / AFP

L'opposition togolaise est de nouveau descendue dans les rues de Lomé, mercredi 13 décembre. Alors qu'elle boycotte les concertations proposées par le gouvernement en vue de la tenue d'un dialogue pour sortir le pays d'une crise qui dure depuis trois mois, elle a rappelé les conditions de sa participation : pas de discussion préalable avec le gouvernement, la médiation ghanéenne ou guinéenne comme seule interlocutrice avant tout dialogue. La coalition de l'opposition persiste : si Faure Gnassingbe ne veut pas du dialogue, qu'il s’en aille.

Dix-huitième mobilisation depuis le 19 août, mercredi. L'itinéraire reste la même, le mot d'ordre de la coalition de l'opposition aussi : un retour à la Constitution originelle de 1992. En trois mois et demi, il y a eu beaucoup de dégâts. Et pouvoir comme opposition cherchent une sortie de crise.

Les mesures d'apaisement sont en train d'être exécutées, a affirmé l'opposition dans la déclaration lue par Jean Kissi, du Comité d'action pour le renouveau (CAR) mercredi. « Nous avions cru que cette action répondait à une volonté politique du régime d’aller vite aux négociations proprement dites et nous nous attendions donc à la libération des autres détenus », a-t-il déclaré.

Pour l’opposition, le dialogue est une tentative de diversion. L'initiative du gouvernement de rencontrer quelques acteurs politiques est un mirage, insiste-t-elle. Ce n'est pas ce qu'on demande à Faure Gnassingbé, a-t-il lancé en kabiyè, Me Abi Tchessa : « Faure Gnassingbé, je voudrais te dire que ça suffit comme ça, toi et les tiens. On ne peut pas vous inviter à discuter et vous allez nous envoyer le chef du gouvernement. »

Ce jeudi, le gouvernement poursuivra ses consultations, certainement avec d'autres partis politiques. La coalition de l'opposition mobilisera les siens une fois de plus dans les rues, et pendant ce temps, les médiateurs ghanéens et guinéens sont encore loin du Togo.

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