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Cameroun

Cameroun: l'écrivain Patrice Nganang placé en détention

L’écrivain camerounais Patrice Nganang a été interpellé mercredi 6 décembre par la police à l’aéroport de Douala.
© Wikimedia Commons / By Georges Seguin

Patrice Nganang devrait être présenté à un juge ce matin. Contre lui, trois chefs d'inculpation dont « menace de mort à l'égard du président ». Un procès qui s'annonce déjà houleux et couru, si l'on en juge par le débat qui agite l'opinion publique camerounaise depuis l'interpellation de l'écrivain il y a une dizaine de jours à Douala.

Son audition terminée, Patrice Nganang a aussitôt été placé en détention à la prison centrale de Yaoundé. Contre lui, trois chefs d’accusations : « outrage au corps constitué », « menaces de mort à l’égard du président de la République » et enfin « menaces de mort et apologie de crime ».

Il risque, selon son avocat, cinq ans de prison maximum. Son procès pourrait s’ouvrir ce vendredi matin au tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif. La procédure est qualifiée de « flagrant délit », ce qui justifierait cette comparution expresse et immédiate.

Pour son avocat, Maître Emmanuel Simh, soit l'audience se tient aujourd'hui avec sans doute un jugement mis en délibéré à une date ultérieure, soit le procès est renvoyé, et dans ce cas, il compte demander la libération provisoire de son client.

Il est à l’heure où je vous parle à la prison centrale de Yaoundé. J’ai pu le voir pendant presque une heure.
Emmanuel Simh
15-12-2017 - Par RFI

L’affaire n'en finit pas de faire des gorges chaudes au sein de l’opinion publique camerounaise, alimentant un débat vif et passionné entre les pro et anti-Nganang. Plusieurs pétitions sont ainsi en circulation, certaines appelant à la libération de l’écrivain controversé et d’autres invitant la justice à être impitoyable dans la sanction attendue contre lui.

Patrice Nganang, dont les prises de positions hostiles au pouvoir de Yaoundé sont connues de longue date, a été interpellé le 6 décembre dernier à l’aéroport de Douala alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour le Zimbabwe. Il lui était alors reproché un texte au vitriol sur sa page Facebook contre le président Paul Biya.

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