Afrique du Sud: les vétérans et la Cosatu fâchés contre Zuma après son discours

(Photo d'illustration) L'association des vétérans militaires Umkhonto We Sizwe,saluent devant les portraits des ex-présidents de l'ANC Nelson Mandela (g) et Thabo Mbeki (d), lors du centenaire de l'ANC, le 8 janvier 2012 à Bloemfontein.
© Reuters / Siphiwe Sibeko

En Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC) n'a pas encore fini le processus pour déterminer le prochain président du parti. On saura ce lundi 18 décembre qui de Nkosazana Dlamini-Zuma ou de Cyril Ramaphosa prendra la tête du parti. Après dix ans de règne, Jacob Zuma laisse l'ANC très fracturé. Pendant son dernier discours en tant que patron du parti ce samedi, Jacob Zuma a particulièrement critiqué ses alliés, qui n'ont pas tardé à répondre à ses accusations.

Dans quelques jours seulement, Jacob Zuma deviendra membre des vétérans de l'ANC, l'influente association qu'il a lui-même désignée comme « faisant partie du problème ». Le président des vétérans Snuki Zikalala prévient qu'il réservera un accueil particulier à Jacob Zuma. « Il est le bienvenu ! Mais vous savez, il va devoir postuler pour faire partie des vétérans. Ensuite nous pourrons discuter pour construite une ANC solide », prévient-il.

Parmi les nombreuses cibles de Zuma pendant son allocution, la centrale syndicale Cosatu et le Parti communiste sud-africain qu'il a accusé de creuser les divisions au sein même de l'alliance tripartite avec l'ANC. Mais le secrétaire général du Parti communiste Solly Mapiala a son opinion sur le vrai fauteur de trouble. « Lorsqu'il parle de guerre des clans, c'est en fait lui l'architecte principal des divisions que l'on peut constater au sein du parti aujourd'hui », dénonce-t-il.

Le président sud-africain s'est également dit victime de rumeurs d'affaires de corruption. Elles viennent en effet de certains membres de l'alliance tripartite. « On ne pouvait pas rester silencieux lorsqu'il s'agit de corruption, c'est notre responsabilité ! » clame Bheki Ntshalintshali, secrétaire général de la Cosatu.

La meilleure réponse de ses détracteurs est cependant de soutenir le camp rival de Jacob Zuma. Autrement dit la candidature de Cyril Ramaphosa.

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