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Mali

Mali: affrontements à l'université de Bamako entre factions étudiantes rivales

Contrôle de police dans le centre-ville de Bamako, Mali (photo d'illustration).
© AFP PHOTO/ISSOUF SANOGO

Le campus de l'université de Bamako a été le théâtre de scènes de violences mardi 19 décembre dans l'après-midi. Des affrontements ont entraîné la mort d'un étudiant, deux autres ont été blessés. Au coeur de l'affaire : l’association des élèves étudiants du Mali (AEEM), l’organisation syndicale la plus puissante à Bamako, extrêmement convoitée.

Les affrontements de mardi ont éclaté à la faculté des sciences et techniques. Deux factions rivales d’élèves se sont affrontées à l’aide de machettes et de pistolets automatiques.

Les policiers sont intervenus dans le campus et ont saisi ensuite plus d’une dizaine d’armes blanches, quatre pistolets automatiques, ont-ils indiqué à RFI ce mercredi matin.

L’enjeu de ces affrontements, c’est le renouvellement du bureau de l'association des élèves et étudiants du Mali (AEM) de cette faculté, qui brasse énormément d’argent. Elle gère par exemple les parkings sur lesquels se garent les étudiants, ce qui représente plusieurs dizaines de millions de francs CFA par mois.

Campus désert

Au lendemain de ces violences, le calme règne à la faculté des sciences et techniques. Le campus est quasiment désert. Le vice-doyen de l'établissement assure à RFI que les enseignants et les élèves sont encore sous le choc. « Le bruit s'est répandu sur Facebook. Donc ce matin l'affluence est très faible. Tout le monde a peur, aussi bien les étudiants que les anciens », explique Bernard Sodio.

Ils ont en effet dû se terrer dans les classes et dans les amphithéâtres en attendant que les fusillades cessent, car les échanges de coups de feu ont été assez intenses entre les deux groupes rivaux.

Ousmane Wane est professeur de géologie à la faculté. Il dit son ras-le-bol de vivre dans un climat de violence perpétuel. « On est dans une enceinte qui est censée donner le savoir, mais ce qu'on observe, c'est de la violence, une violence de tous les jours, insiste-t-il. [Mardi], il y a eu beaucoup de tirs et les balles perdues pouvaient à tout moment faucher un innocent, qui pouvait être un étudiant ou un enseignant. On a eu un mort. Vous imaginez, un mort dans une enceinte universitaire » Les violences de mardi ont fait un mort et deux blessés.

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