Gambie: Yahya Jammeh sur une liste noire du Trésor américain

L'ex président gambien Yahya Jammeh (ici en 2011).
© AFP PHOTO / SEYLLOU

Le Trésor américain a dressé une liste des personnalités responsables d'atteintes répétées aux droits de l'homme ou de corruption et visées par des sanctions. Une liste sur laquelle on retrouve Yahya Jammeh, l'ancien président gambien, ou encore un proche du président de RDC, l'homme d'affaires israélien Dan Gertler.

En ce qui concerne Yahya Jammeh, le Trésor américain lui reproche deux choses. La première, c'est d'avoir utilisé les « Junglers », une milice sous ses ordres pour « menacer, terroriser et tuer les individus » qu'il considérait comme une menace. Il a également utilisé l'Agence nationale de renseignement pour « torturer les opposants politiques et les journalistes ». Des faits qui couvrent toute la période de son règne, de 1994 à début 2017, selon le communiqué du Trésor américain.

Deuxième élément à charge contre l'ancien président : le pillage des caisses de l'Etat. Le Trésor parle de « vols à grande échelle ». Près de 50 millions de dollars selon le ministère gambien de la Justice. Des vols réalisés par Yahya Jammeh lui-même ou par l'intermédiaire de personnalités qui étaient à l'époque sous ses ordres.

Concernant Dan Gertler, ce sont des faits de corruption qui lui reprochés. Les Etats-Unis assurent que l'homme d'affaires israélien a « amassé des centaines de millions de dollars » dans des « transactions minières et pétrolières opaques » en République démocratique du Congo. Il aurait tout simplement utilisé son amitié avec le président Kabila pour jouer les intermédiaires entre des multinationales et l'Etat congolais concernant la vente d'actifs miniers. Des pratiques qui auraient fait perdre, toujours selon le Trésor américain, 1,36 milliard de dollars de recette au pays entre 2010 et 2012.

Ces sanctions américaines sont des sanctions économiques. Dan Gertler et Yahya Jammeh sont tout simplement écartés du système financier américain. Autrement dit, leurs comptes bancaires et leurs avoirs sont gelés et les Américains eux-mêmes ont l'interdiction formelle de réaliser des transactions avec les personnalités ou entités citées dans cette liste noire.

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