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Ethiopie

Ethiopie: la Croix-Rouge s'inquiète des conséquences des violences dans l'est

Une famille oromo prépare le repas dans un camp de déplacés à Adama, en Ethiopie, le 4 octobre 2017.
© Paul Schemm / AFP

Depuis plusieurs mois, des centaines de personnes a trouvé la mort le long de la frontière entre les régions Oromia et Somali d'Éthiopie. Les Oromos accusent une police spéciale somalie de s'en prendre à eux. Les Somalis dénoncent une volonté de « nettoyage ethnique » de la part des dirigeants de la région Oromia. Depuis septembre, des centaines de milliers de personnes ont été forcées de quitter leurs maisons pour se réfugier de part et d'autre de la frontière. Et la Croix-Rouge craint que la situation se dégrade encore davantage.

Pour certains, la situation est précaire et elle pourrait empirer. C'est en tout cas ce que craint James Reynolds, représentant du Comité international de la Croix-Rouge en Éthiopie.

« L'autre question humanitaire de base qu'il faut souligner aujourd'hui est qu'il est important que les officiels, les politiques et les leaders de communautés fassent tout pour éviter l'escalade de la violence car elle pourrait avoir des conséquences terribles pour les gens ordinaires. »

L'essentiel des populations est accueilli dans des communautés locales. Le reste est dans des camps gérés par une agence fédérale éthiopienne. Dans le nord des régions Oromia et Somali, là où la Croix-Rouge intervient, ces camps sont autour des villes de Jijiga, Harar et Dire Dawa.

L'agence humanitaire y a fourni des kits de première nécessité à 29 000 foyers depuis le début de l'année. Selon James Reynolds, l'environnement de la région accentue encore la crise.

« C'est un environnement difficile. Les faibles pluies de ces deux dernières années l'ont rendu encore davantage. Les récentes violences n'ont pas seulement entraîné des morts et des blessés mais aussi des dommages aux biens, maisons, écoles, centres de santé et des conséquences sur les moyens de subsistance. Donc notre inquiétude est que, si on ne trouve pas de solution à ces déplacements, ils vont encore compliquer la vie des gens dans ces régions. »

Reste maintenant les questions politiques : comment arrêter ces violences ? Et que faire des centaines de milliers voire probablement bientôt plus d'un million de déplacés internes ?

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