La Guinée équatoriale a-t-elle échappé à un coup d’Etat cette semaine ?

Vue de la capitale équato-guinéenne, Malabo.
© Flickr/ John Kots

Que s'est-il passé en Guinée équatoriale entre le mercredi 27 et le jeudi 28 décembre 2017 ? Y a-t-il eu tentative de coup d'Etat ? Plusieurs dizaines de personnes qualifiées de « mercenaires » auraient été arrêtées au Cameroun, non loin de la frontière avec la Guinée équatoriale. Qui étaient ces hommes ? Que voulaient-ils ? Du côté des autorités camerounaises et équato-guinéennes, on assure simplement que des enquêtes sont en cours. L'ambassadeur de Guinée équatoriale à Paris a cependant tenu vendredi à apporter des précisions.

« Nous n'avons rien à cacher », affirme Miguel Oyono Ndong Mifumu. L'ambassadeur équato-guinéen à Paris est clair: « On ne peut pas parler de tentative de coup d'Etat. Tout est calme à Malabo. Le gouvernement équato-guinéen n’a pas donné ce qualificatif à cette affaire. »

Alors pas de coup d'Etat, mais par contre des assaillants ont été arrêtés côté Cameroun dans la nuit du 27 au 28 décembre 2017, par l'armée camerounaise. Des « mercenaires », dit l'ambassadeur. « Dans la nuit du 27 au 28, des individus ont été arrêtés à la frontière entre la Guinée équatoriale et le Cameroun, dans une ville côté camerounais. On parle de gens du Tchad, de la Centrafrique, et d’autres pays africains. Je ne peux pas vous donner des détails là-dessus, parce que le gouvernement équato-guinéen attend le gouvernement camerounais pour que  les enquêtes soient menées et que les détails soient fournis. »

Cette affaire n'a rien à voir avec des arrestations politiques d'opposants du parti Citoyens pour l'innovation, affirme Miguel Oyono Ndong Mifumu. Et si aujourd'hui des opposants sont bien arrêtés, ce n'est pas pour leurs opinions mais pour des actes répréhensibles commis durant les élections de novembre. Il ne faut pas confondre les opposants et les agitateurs qui prônent la violence et l'insurrection.

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