Nigeria: la difficile réinsertion des enfants soldats de Boko Haram

Un enfant sauvé des mains de Boko Haram dans la forêt de Sambisa, dans le camp de Yola, le 3 mai 2015.
© REUTERS/Afolabi Sotunde

Près de 135 enfants ont été utilisés par Boko Haram pour mener des attentats-suicides au Nigeria et au Cameroun cette année, soit cinq fois qu'en 2016, selon l'Unicef.

Ces jeunes kamikazes de Boko Haram ont surtout été répertoriés dans l'Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria. Il est souvent difficile de réinsérer dans la société les rares enfants qui sortent indemnes des attaques, car ils sont d'abord perçus comme des terroristes.

« Les enfants se retrouvent souvent dans des feux croisés, explique Mohamed Fall, le représentant de l'organisme onusien au Nigeria. Ils sont utilisés par Boko Haram et quelquefois aussi, ils peuvent tomber entre les mains des forces de sécurité. En général, ceux dont les tentatives ont échoué sont arrêtés et font l'objet d'enquêtes ».

« Nous engageons aussi des processus de discussion avec les autorités militaires pour expliquer que dans ce contexte de conflit, les enfants ne sont pas des auteurs en particulier, mais plutôt des victimes, poursuit-il. Ce qui nous amène aussi quelquefois à mettre en place des procédures pour que ces enfants soient libérés. On essaye de les réintégrer pour les amener à retrouver une vie d'enfant normal ».

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