RDC: Bruno Tshibala dit avoir actualisé les statuts de l'UDPS

Le Premier ministre congolais Bruno Tshibala, le 4 avril 2017 à Kinshasa.
© JUNIOR KANNAH / AFP

En RDC, la bataille pour le label de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) continue de faire rage. Le groupe du Premier ministre Bruno Tshibala affirme avoir modifié les statuts de l'UDPS et revendique désormais la légalité du parti.

Après l'arrestation et la détention du notaire du Mont-Amba, Roger Mbangu, le groupe du Premier ministre Bruno Tshibala déclare avoir modifié les statuts de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) à Matete, dans la banlieue de Kinshasa. Roger Mbangu aurait fait obstruction aux modifications des statuts de l'UDPS souhaitées par les soutiens de Tshibala.

« Nous sommes dans le bon et nous pensons que tout a été réglé pour le moment. Par conséquent, on aura qu'une seule UDPS », estime Tharcisse Loseke, désigné président-délégué du parti par le Premier ministre Bruno Tshibala.

Sans donner d'autres détails, cette aile dit avoir modifié les statuts dans la commune de Matete et affirme détenir désormais tous les actes légaux de l'UDPS.

Deux groupes pour un même label

On ne l'entend pas de cette oreille de l'autre côté, à Limete, autre commune de la capitale Kinshasa. Jean-Marc Kabund, secrétaire général nommé par feu Etienne Tshisekedi, accuse Bruno Tshibala de jouer la comédie pour faire plaisir à ceux qui l'ont recruté. Le tandem Félix Tshisekedi-Jean-Marc Kabund dénie à Bruno Tshibala l'héritage politique d'Etienne Tshisekedi dont il se prévaut.

L'avenir même de l'UDPS est ici en jeu. Désormais, deux groupes sont en compétition pour le label du même parti. La tendance à laquelle appartient le chef du gouvernement n'a pas le soutien du président du Conseil national de suivi de l'accord de la Saint-Sylvestre (CNSA). Elle n'a pas non plus celui de certains membres de l'exécutif qui auraient des choses à reprocher au Premier ministre.

L'affaire pourrait encore se compliquer au moment de la publication de la liste des partis politiques acceptés à participer aux élections. Seule la justice pourra être sollicitée pour départager les protagonistes.

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