Zambie: mobilisation de l’armée face à l’épidémie de choléra

En Zambie, Lusaka, la capitale, est touchée par le choléra.
© © Getty Images/Stuart Fox

En Zambie, l’armée se mobilise pour faire face à l’épidémie de choléra. Le président zambien, Edgar Lungu, a ordonné l’intervention des militaires alors que le virus a fait 41 morts à Lusaka, la capitale, au cours des trois derniers mois. Cette épidémie a semblé marquer le pas, mi-octobre, mais le nombre de cas est finalement reparti à la hausse. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il dépasse, aujourd'hui, les 1 500. Une situation qui inquiète le gouvernement.

Les premiers cas sont apparus en septembre, bien avant la saison des pluies, ce qui laisse présager une accélération de l’épidémie, maintenant que les pluies sont arrivées.

Ce qui inquiète le gouvernement, c’est que le choléra, habituellement concentré dans les zones densément peuplées comme les bidonvilles en raison du peu d’infrastructures, s’est propagé aux quartiers résidentiels. C'est le signe que la bactérie a pu se transmettre également via les aliments.

Des bars, restaurants et marchés fermés par précaution

Le gouvernement a déjà commencé à fermer certains bars, restaurants et marchés qui pourraient poser un risque de transmission. Il a également commencé à distribuer gratuitement de l’eau potable dans les zones concernées.

L’armée a été mobilisée pour nettoyer la ville, notamment déboucher les canalisations et déblayer les déchets qui s’accumulent dans certains bidonvilles. Elle participera ensuite à la distribution d’eau propre dans ces lieux.

Le problème fondamental, selon le docteur Max Bweupé, porte-parole du ministère de la Santé, c’est que les infrastructures sanitaires de la capitale ont été construites pour environ 300 000 personnes et qu’aujourd’hui, la population de Lusaka a explosé.

« C’est un problème qui a plus de dix ans, explique-t-il. Les infrastructures de Lusaka ont été installées il y a 30 ou 40 ans pour une population d’environ 300 000 personnes. Aujourd’hui, la capitale compte plus de 2,5 millions d’habitants et les infrastructures sanitaires ne peuvent pas gérer le surplus.
Les bidonvilles se sont multipliés en périphérie de la ville. Des puits d’eau, des fosses septiques ont été creusés de façon non coordonnées, ce qui a contribué à la contamination des nappes phréatiques. Pour s'attaquer au choléra, cela va nécessiter non seulement une intervention immédiate, mais également une politique à long terme, et probablement la démolition de ces bidonvilles.
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