Mali: la ministre française des Armées auprès des soldats de Barkhane

Florence Parly, ministre française des Armées, reçue par le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, au palais présidentiel, à Bamako, le 1er août 2017.
© HABIBOU KOUYATE / AFP

Florence Parly, ministre française des Armées, passe le réveillon auprès des militaires français de l’opération Barkhane, au Mali. Elle a rencontré, ce dimanche 31 décembre, à Bamako, le président Ibrahim Boubakar Keïta. Au programme de cet entretien figure l’accélération de la mise en œuvre de la force conjointe du G5 Sahel.

Le 15 janvier, Florence Parly va réunir à Paris les ministres de la Défense des cinq pays concernés ainsi que les représentants de certains pays donateurs. La construction de la Force avance.

Des promesses de dons de 251 millions d’euros ont été enregistrées, après la réunion de la Celle-Saint-Cloud, mi-décembre. Mais il faut passer à la vitesse supérieure pour obtenir les premiers résultats opérationnels.

« Il faut aller vite, mais on ne peut pas se permettre de verser de l’eau dans le sable », prévient Florence Parly. En clair, il faudra surveiller l’utilisation des fonds.

Barkhane devra aussi aider les partenaires régionaux, dans l’expression du besoin, en matériel militaire notamment. Bruxelles attend une liste très précise pour la réunion des donateurs, fin février.

Techniquement, il reste aussi des questions à régler pour faire fonctionner la force, comme le transfert d’autorité vers le commandant de la Force, le Général malien, Didier Dacko ; la montée en puissance des différents bataillons ; l’équipement des PC de régions et la programmation concrète des opérations. Ce sont là des sujets qui ont été évoqués lors de son entretien avec le président malien.

Concernant l’arrivée de Soumeylou Boubèye Maïga à la primature - une vielle connaissance de l’hôtel de Brienne - Florence Parly assure que ce changement de gouvernement « a vocation à permettre l’ouverture d’un dialogue plus large, une condition à un retour progressif à une situation stable au Mali », selon elle.