Vœux de Roch Marc Christian Kaboré: une «réforme des rémunérations» publiques

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le 28 novembre 2017 (photo d'illustration).
© LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Au Burkina Faso, le message de vœux de Roch Marc Christian Kaboré a été dominé par les multiples mouvements sociaux connus par le pays. Le président Burkinabè propose une mise à plat des rémunérations dans la fonction publique, en vue de l'adoption d'un nouveau système salarial. Quant à l’adoption de la nouvelle constitution du pays, sa date n’est pas connue, mais des concertations autour de son mode d'adoption seront entamées en début d’année.

Face à la persistance des revendications salariales et des demandes d’amélioration des conditions de vie des travailleurs, le président Roch Marc Christian Kaboré propose une réforme du système salarial dans la fonction publique au Burkina Faso. Selon le chef d’Etat, la satisfaction des revendications au cas par cas a entrainé des distorsions énormes de traitements qui doivent être corrigées, pour plus d'équité et de justice sociale.

C’est dans ce but que, dès le mois de février, le gouvernement « engagera cette réforme du système des rémunérations, en concertation avec les partenaires sociaux et les autres composantes de la nation, pour donner naissance à une fonction publique moderne, dynamique, tournée vers le développement, au service exclusif des usagers ».

Quant au nouveau projet de constitution qui limite à deux le nombre de mandat du président, aucune date n'est encore connue pour son adoption. Mais le président Burkinabè prévoit des concertations dans les jours à venir autour de son mode d’adoption.

« La commission chargée du projet d’élaboration d’une constitution m’a remis son rapport au cours du mois de novembre », a-t-il rappelé. En ce qui concerne son adoption il va entamer, « dans les jours à venir, les rencontres de concertation avec toutes les forces vives de la nation, afin de dégager un consensus fécond sur son mode d’adoption ».

Roch Marc Christian Kaboré a également annoncé la mise en place d'un haut conseil du dialogue social, en vue des concertations permanentes avec les partenaires sociaux. Il a souligné que son engagement pour le changement n'est pas à négocier avec « les forces rétrogrades qui tentent de déstabiliser » le Burkina Faso

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