La Guinée équatoriale aurait déjoué un coup d’Etat la veille de Noël

Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale.
© (Wikipédia)

Un coup d'Etat a échoué en Guinée équatoriale, selon un communiqué du ministre de la Sécurité diffusé ce mercredi 3 janvier. Nicolas Obama Nchama accuse un groupe de mercenaires étrangers d’avoir voulu attaquer le chef de l'Etat, Teodoro Obiang Nguema, la veille de Noël.

Dans un texte, lu à la radio d'Etat ce mercredi matin, le ministre de la Sécurité nationale affirme que des « mercenaires », dont le nombre n’est pas précisé, ont été arrêtés en Guinée équatoriale et au Cameroun. Nicolas Obama Nchama assure qu’ils avaient été recrutés par des militants de certains partis de l'opposition radicale, tant en Guinée équatoriale qu’à l’étranger.

Des complicités

Ils auraient bénéficié de la complicité de certaines « puissances étrangères », que le ministre n’a pas nommées. Il ajoute que les mercenaires comptaient dans leurs rangs des Équato-Guinéens, mais aussi des étrangers originaires du Tchad, du Soudan et de la République centrafricaine. Ces hommes armés avaient réussi, « à s’introduire dans plusieurs communes », notamment à Malabo, la capitale, pour, « attaquer le chef de l’Etat, qui se trouvait alors au palais présidentiel de Kos Ete pour Noël ».

Opération de démantèlement

Une opération de démantèlement de ce groupe de mercenaires a aussitôt été lancée en collaboration avec le Cameroun. A Malabo, les autorités précisent que les forces de sécurité camerounaises ont même joué, dans cette affaire « un rôle capital ». Mais cette opération se poursuit parce que tous les hommes armés, selon le ministre de la Sécurité nationale, n’auraient pas été arrêtés.


■ L'opposition met en doute la version officielle

Il y a des chances que cela soit l’occasion d’une purge politique parce que le président Obiang a déjà lui-même fait savoir que ce coup d’Etat manqué serait l’œuvre de mercenaires, associés avec un parti politique de l’intérieur et des partis politiques de l’exil.
Dr Wenceslao Mansogo Alo est chargé des droits de l'homme au Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), un parti d’opposition à Malabo
04-01-2018 - Par Michel Arseneault

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