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RDC: un Russe pour diriger l'enquête sur la mort des casques bleus à Beni

Le Russe Dmitri Titov prend la direction de l'enquête sur la mort des casques bleus à Beni le 8 décembre 2017.
© ONU

Un mois après l'attaque contre les casques bleus tanzaniens (15 morts) dans le territoire de Beni, le secrétaire général de l'ONU a annoncé la nomination d'un ancien haut responsable du département des opérations de maintien de la paix des Nations unies, le Russe Dmitri Titov, pour diriger l'enquête. Il devrait débuter ses investigations cette semaine par un voyage en Tanzanie puis en RDC. Une « enquête spéciale », comme celle annoncée récemment en Centrafrique.

Une enquête spéciale est une procédure administrative d'enquête initiée par le seul secrétaire général de l'ONU, officiellement sans avoir besoin l'aval des membres du Conseil de sécurité. L'enquête spéciale se situe un cran au-dessus du « Board of Inquiry », la procédure choisie par Antonio Guterres pour l'assassinat des experts dans le même pays, quelques mois plus tôt. Elle dispose d'un mandat plus large. L'équipe de Dmitri Titov est donc censée aller plus loin qu'un simple examen des procédures internes aux Nations unies, même si cela reste l'un des objectifs essentiels.

Dmitri Titov connait bien le cadre de ces enquêtes spéciales, tout comme la Mission des Nations unies au Congo puisqu'il a été pendant dix ans sous-secrétaire général en charge, entre autres, du désarmement, de la justice et de la police. Le tout, regroupé sous l'intitulé « Etat de droit et institutions de sécurité », forme la principale composante civile du département des opérations de maintien de la paix.

« Un apparatchik de l'ONU » à la forte personnalité ou qui ne mâche pas ses mots, selon les sources onusiennes. Il avait été remplacé en 2017 à l'arrivée d'Antonio Guterres qui aurait souhaité du « sang neuf ». « La Russie, proche de Kinshasa, s'était opposée à toute enquête indépendante de l'ONU sur le Kasaï ou même l'assassinat des experts », confie une source diplomatique... Cette source en conclut que nommer un Russe à la tête de cette enquête sur la tuerie de Beni était plus acceptable pour Moscou comme pour les autorités congolaises.

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