L'Algérie barre l'entrée à près de 900 produits de consommation

Comme des centaines d'autres biens, les téléphones portables sont désormais interdits à l'importation en Algérie.
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L'Algérie interdit dès ce mois de janvier l'importation de quelque 900 produits, des téléphones portables aux appareils électroménagers en passant par certaines denrées alimentaires. Une mesure destinée à réduire son déficit commercial, creusé par la baisse des prix des hydrocarbures.

Fruits secs, fruits frais sauf les bananes, légumes frais à l’exception de l’ail, certaines catégories de viandes, des eaux minérales et plusieurs produits agro-industriels ou encore des meubles… La liste des produits interdits désormais à l’importation en Algérie est longue. Entrée en vigueur dimanche dernier, cette interdiction vient remplacer la licence d’importation mise en place il y a deux ans et qui avait montré ses limites, selon le ministère algérien du Commerce.

Pour les produits qui échappent à cette interdiction, le nombre de marchandises soumises à la taxe intérieure de consommation au taux de 30% va augmenter, ainsi que celui des produits soumis à des droits de douanes de 60%. Avec cette restriction, le gouvernement algérien espère décaisser seulement 30 milliards de dollars cette année pour les importations, au lieu de 45 milliards de dollars en 2017 et 46,7 milliards de dollars l’année précédente.

Depuis le début de la chute des prix de l’or noir en 2014, les recettes tirées des hydrocarbures ont diminué de moitié en Algérie. Un casse-tête, dans un pays où le pétrole et le gaz représentent 95% des exportations. Même si les cours du pétrole ont récemment rebondi, oscillant autour de 60 dollars le baril, ils restent encore loin des 70 dollars, le seuil fixé par le gouvernement algérien pour établir un budget à l’équilibre.