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Tunisie

Tunisie: un mort dans des manifestations contre la cherté de la vie

La police anti-émeute barre une route lors de manifestations contre la cherté de la vie, à Tunis, le 9 janvier 2018.
© REUTERS/Zoubeir Souissi

Des manifestations pour protester contre la hausse des prix et le chômage ont eu lieu hier lundi 8 janvier dans plusieurs villes du pays : Tunis, Gafsa, Kasserine ou encore Sidi Bouzid. Les protestations ont dégénéré en affrontements avec la police : un  manifestant est mort dans la soirée à Tebourba, à une quarantaine de kilomètres de la capitale.

Il s'appelait Khomsi el-Yerfeni, il était chômeur, et selon plusieurs témoins, il serait mort après avoir été percuté intentionnellement par une voiture de police. Cette version est démentie par le ministère de l'Intérieur tunisien, qui parle lui dans un communiqué d'un décès par asphyxie pour cause d'asthme, et a ordonné une autopsie.

La mort de ce manifestant intervient alors que les protestations contre la vie chère se multiplient depuis quelques jours en Tunisie. Lundi 8 janvier, elles ont atteint une dizaine de villes. Et presque partout les forces de l'ordre sont intervenues pour les disperser à coups de gaz lacrymogènes.

Derrière ces manifestations : une campagne lancée par de jeunes activistes et intitulée « Fech Nestannew », « qu'est-ce qu'on attend ?». Sa principale cible : la hausse des prix, consécutive à une nouvelle loi de finances qui augmente les taxes sur certains produits. Bien que les produits de première nécessité ne soient pas concernés, cette loi agit comme un catalyseur du ras-le-bol qui agite la population. L'inflation a atteint 6,4% en 2017.

Et cette vague de mécontentement semble inquiéter le gouvernement : selon le mouvement Fech Nestannew, des dizaines de militants ont été arrêtés la semaine dernière alors qu'ils distribuaient des tracts appelant à manifester.

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