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RCA anti-balaka

RCA: devant les juges, Andilo rejette les accusations d'assassinats

Un milicien anti-balaka de la ville de Bossembele au nord-ouest de Bangui, le 24 février 2014. (Image d'illustration)
© REUTERS/Camille Lepage

En Centrafrique, le procès de Rodrigue Ngaïbona, alias Andilo, a repris ce jeudi 11 janvier à la cour criminelle de Bangui. Un procès en forme de test pour l'institution judiciaire centrafricaine qui peine à se relever. L'ancien chef de milice anti-balaka est poursuivi pour cinq chefs d'accusation dont assassinats, viols aggravés, et association de malfaiteurs. Dans une ambiance parfois agitée, la cour s'est penchée sur le chef d'assassinats ce jeudi.

C'est un procès très suivi. Retransmis à la radio, les débats sont aussi diffusés sur des haut-parleurs à destination des dizaines de curieux massés devant la salle d'audience, sous l'œil d'un imposant dispositif de sécurité : Casques bleus, militaires et gendarmes.

Au sein de la foule, de nombreux supporters d'Andilo venus apporter leur soutien, souvent bruyamment, à celui qui se présente comme un patriote qui reconnaît avoir pris les armes à la tête d'un « groupe d'autodéfense », pour son pays. Des perturbations qui entraîneront même une courte suspension d'audience en fin de journée.

Après un premier renvoi en début de semaine, ce jeudi, le procès est entré dans le vif des débats, avec le meurtre de deux personnes dont Andilo, de son vrai nom Rodrigue Ngaibona, est accusé.

D'abord, un gendarme, tué à la sortie nord de Bangui en octobre 2014, à bout portant après une altercation avec le chef de milice selon l'accusation. Andilo et ses hommes sont également accusés du meurtre d'un autre homme, à 55 km de Bangui, pour des raisons ethniques.

La stratégie de la défense est on ne peut plus simple : l'accusé nie en bloc toute implication dans ces assassinats. Le procès se poursuit ce vendredi.

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