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RDC Terrorisme

RDC: l’armée annonce une vaste offensive à l’Est

Des militaires de l’armée congolaise patrouillent en uniforme kaki dans Rwangoma, après le massacre de Beni, ville de l’est de la RDC, dans la nuit du samedi au dimanche 14 août 2016.
© Sonia Rolley / RFI

En République démocratique du Congo (RDC), les autorités ont lancé, samedi 13 janvier, une opération au Nord-Kivu, dans le territoire de Beni et de Lubero, dans l’est du pays. Elle vise tous les groupes armés qui agissent dans la zone et en particulier les rebelles ougangais ADF, responsables de la mort de 14 casques bleus tanzaniens de la Monusco, le mois dernier. Les autorités militaires congolaises présentent cette opération comme étant la dernière pour restaurer la paix.

L'armée congolaise assure que les opérations auront lieu dans le secteur de Oïsha, à une trentaine de kilomètres, au nord de Beni. Lors du lancement de l’opération, le général Marcel Mbangu, commandant du secteur opérationnel Sokola 1 Grand nord, a fourni quelques précisions sur l’opération.

« Nous sommes tous conscients de la situation que traversent le territoire de Béni ainsi que le territoire de Lubero. Le Secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord a décidé de lancer une opération offensive générale et généralisée, notamment contre les phénomènes ADF ainsi que tous les autres groupes armés qui écument le Grand Nord. Cette fois-ci, c’est pour nous la dernière. Nous allons nous battre jusqu’aux derniers sacrifices - le sacrifice suprême, donc - de manière à restaurer la paix et la sécurité dans ce territoire. Désormais, le travail commence en cette date du 13 janvier 2018. J’en appelle donc aussi à la population d’être vigilante et de signaler ou de dénoncer tout mouvement suspect », a-t-il spécifié.

Le silence des médias à Beni

Selon la société civile, la population de Beni est inquiète, suite au manque d'informations. Les journalistes et les responsables de 25 radios et télévisions de la ville et des environs ont entamé, vendredi 12 janvier, un mouvement « sans médias », en solidarité avec leur confrère, le directeur de la Radi-Télévision Graben Beni (RTGB), kidnappé avec une dizaine de civils la veille, lors d'une embuscade tendue par des hommes armés non identifiés.  Aussi, pas de radio ni d'images télé tant que leur confrère n'est pas libéré.

Joint par RFI, Jacques Kikuni, directeur de la radio communautaire Mungano, explique pourquoi ils gardent espoir.

« Nous avons pris cette décision pour exiger des ravisseurs de libérer notre confrère, Kasereka Jadot Mangwengwe, sans condition, mais aussi pour demander aux autorités de déployer plus d’efforts pour mettre fin à cette situation, dans la région de Beni. Ce qui nous inquiète, c’est que nous ne savons pas l’identité réelle des criminels qui ont kidnappé notre confrère Kasereka Jadot Mangwengwe. C’est la raison principale de notre action », a précisé Jacques Kikuni, avant d’ajouter qu’ils craignent pour la vie de leur confrère tout en espérant que les ravisseurs le relâcheront.

« Nous pensons qu’ils pourraient revenir au bon sens et relâcher ainsi, sain et sauf, notre confrère Kasereka Jadot Mangwengwe », a-t-il confié.

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