Nouveau soubresaut politique en Guinée-Bissau

Umaro Sissoco Embalo, le Premier ministre démissionnaire de la Guinée-Bissau.
© ONU/Cia Pak

La Guinée-Bissau n'a plus de Premier ministre depuis ce week-end. Umaro Sissoco Embalo a présenté sa démission au président José Mario Vaz. Cette démission intervient dans un contexte politique tendu : c'est notamment mardi qu'expire le délai fixé par la Cédéao au chef de l'Etat pour qu'il se conforme à l'accord de Conakry qu'il a signé en octobre 2016. Un accord qui prévoit la nomination d'un Premier ministre de consensus qui puisse rester en place jusqu'aux élections législatives prévues au printemps.

Le président a théoriquement jusqu'à demain mardi, pour nommer un Premier ministre de consensus. La démission de son chef de gouvernement ce week-end lui laisse le champ libre, mais va-t-il pour autant désigner dans les heures qui viennent celui qui est censé occuper le poste ? Rien n'est moins sûr.

Selon une partie non écrite de l'accord de Conakry, mais validée par tous, explique un analyste, le président et le PAIGC ont accepté la nomination d'Augusto Oli Vaz un ancien secrétaire général du parti, et psychologue de formation. Mais depuis le chef de l'Etat traine des pieds. Il a d'abord essayé de maintenir Umaro Sissoco Embalo avant que leurs rapports ne se détériorent et qu'il démissionne ce week-end. Va-t-il maintenant chercher à imposer un autre nom ?

En théorie, il n'a pas vraiment le choix, car le PAIGC lui a signifié qu'aucun notre nom n'était négociable, mais « tout est possible », confie un opposant. José Mario Vaz n'a peut-être pas joué sa dernière carte ajoute un observateur de la scène politique bissau-guinéenne. Une chose est sure, si le président ne respecte pas l'accord, il risque des sanctions et pourrait perdre un certain nombre de soutiens dans la région.

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