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Côte d'Ivoire

Côte d’Ivoire: ouverture du procès en assises de Lida Kouassi

L'ancien ministre de la Défense Moïse Lida Kouassi, après son extradition du Togo, ici en 2012 à Abidjan.
© AFP PHOTO / IVORIAN GOVERNMENT PRESS/ HANDOUT

En Côte d’Ivoire les procès en Assises se poursuivent. Le procès de Lida Kouassi, ex-ministre de la Défense de l'ex-président Laurent Gbagbo, accusé de « complot contre l'autorité de l'Etat », s'est ouvert ce lundi 15 janvier devant la cour d'assises d'Abidjan. Une audience courte qui n’a pas duré plus d’une demi-journée, les accusés n’ayant pas tous un avocat pour les défendre.

Ce procès c’est un peu : « On ne prend pas les mêmes, mais on recommence ». Après le procès contre le commandant Jean Noël Abehi et 11 de ses comparses la semaine dernière, c’est là encore pour complot contre l’autorité de l’Etat que l’ex-ministre de la Défense Moise Lida Kouassi et trois coaccusés ont comparu lundi devant la cour d’assises d’Abidjan.

Exilé au Togo après la crise post-électorale, l’ancien ministre est soupçonné de s’être livré à des activités subversives en fomentant avec des militaires au sein d’une plateforme un coup d’Etat qui aurait pris forme en mars 2012.

Là encore le nom du commandant Abehi apparaît dans l’instruction, même si selon celle-ci Abehi s’est rapidement désolidarisé de la plateforme complotiste, indique l’arrêt de la cour. Lida Kouassi, qui au vu du dossier d’instruction, affirme que lors de son exil s’il a rencontré d’éventuels comploteurs, comme les militaires ou gendarmes Katet Gnatoa et Jean Noël Abehi, ce n’étaient que des visites de courtoises, mais en aucun cas pour conspirer contre la sureté de l’Etat ivoirien dans la période 2012.

Tout au plus, affirme-t-il au juge d’instruction, lui a-t-on demandé d’être le porte-parole des militaires en exil bien qu’on ait trouvé à son domicile togolais lors de son arrestation des documents écrits. Des documents et manuscrits évoquant un « tableau de bord de la transition » ou un « plan de communication » à l’égard de la population accréditant la thèse d’un complot.

C’est ainsi que l'ex-ministre et trois militaires devraient être entendus sur le fond ce mardi devant la cour d’assises, sous réserve que chacun d’entre eux ait trouvé un avocat pour les défendre, ce qui n’était pas le cas lundi.

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