Sénégal: les discussions de paix pour la Casamance se poursuivent malgré l'enquête

Inhumation d'une des victimes de la tuerie du 6 janvier 2018 en Casamance, au Sénégal.
© SEYLLOU / AFP

Au Sénégal, l'enquête se poursuit suite aux assassinats de 14 coupeurs de bois dans la forêt de Bourofaye, en Casamance. Vingt-deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Certaines seraient directement impliquées et les auditions menées par la gendarmerie sont toujours en cours. Cette tuerie, cette poussée de violence a inquiété de nombreux observateurs mais visiblement, elle n'a eu, pour le moment, aucun impact sur les prises de contacts de plus en plus poussées entre l'Etat et la rébellion dans la recherche d'une paix définitive

« La chaîne n'a pas été rompue », déclare un proche du président. « Les contacts sont toujours effectifs, le MFDC a d'ailleurs condamné les assassinats» complète une source au sein de la rébellion.

Depuis des mois, les autorités doivent néanmoins faire face à un problème important : les tensions entre les deux chefs rebelles, Salif Sadio, basé au nord de la Casamance et César Atoute Badiate au sud.

Salif Sadio qui estime être le seul en mesure d'engager des discussions a envoyé récemment ses émissaires à Rome sous l'égide de Sant 'Egidio pour rencontrer ceux de l'Etat. Pour y arriver, il fallait l'appui de la Gambie: le président Adama Barrow a permis aux émissaires de rejoindre l'Italie depuis Banjul.

Mais dans le camp de César Atoute Badiate, qui se retrouve isolé avec l'opération en cours de l'armée, le préalable à toute discussion, c'est un rapprochement, une unité avec Salif Sadio. Un rapprochement pour le moins compliqué, « impossible » selon certains observateurs qui estiment que « la solution future sera peut-être des tractations séparées avec les deux chefs rebelles ».

Au sommet de l'Etat, une source conclut : « Le président n'exclut rien pour la paix en Casamance ». Macky Sall a récemment souhaité une paix définitive « sans vainqueur ni vaincu ».

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