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RCA

RCA: verdict attendu dans le procès Andilo

Eléments anti-balaka photographiés dans les environs de Bambari en juillet 2014.
© AFP / Andoni Lubaki

Ce mercredi 17 janvier, c'était à la défense de s'exprimer lors du procès de Rodrigue Ngaïbona, alias le général Andilo, un responsable anti-balaka accusé de cinq chefs d'accusation par la justice centrafricaine, dont assassinat et séquestration. Le verdict est attendu ce jeudi.

Le président de la cour déclare la séance ouverte. En face de lui, le général Andilo s'appuie à la barre et laisse Me Madoukou s'exprimer tantôt en français, tantôt en sango.

Dans la droite ligne de la stratégie qu'il a conseillée à son client, l'avocat nie en bloc toutes les accusations, et dénonce un dossier des parties civiles creux sans pouvoir lui même apporter de preuves. Sur l'accusation d'assassinat d'un jeune apprenti par exemple, il ne reconnaît pas les arguments de la partie adverse.

« Tous ceux qui ont déposé leur requête, tout ce monde n'était pas là au moment des faits, parce que quand les faits se sont produits, c'était la nuit. La nuit, il fait sombre, il n'y a pas d'électricité. C'est à ce niveau-là que les faits ont été commis et les témoins qui ont comparu n'étaient pas là au moment des faits. »

Faisant tour à tour rire la salle ou jouant sur la fibre patriotique, sa prestation vise à empêcher les travaux forcés à perpétuité pour son client, comme requis la veille par le parquet. Et pour cela, il élude le rôle joué par Andilo comme responsable anti-balaka : « Andilo n'avait pas un groupe qu'il dirigeait. C'est le soulèvement populaire face aux exactions de la Seleka. Et aujourd'hui, on le qualifie de chef rebelle. A mon avis, ça ne tient pas. Et la faute devait être purement personnelle. »

Aujourd'hui, le second avocat de la défense livrera également sa plaidoirie. Le verdict devrait être connu dans le cours de la journée.

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