Mouvement social au Bénin: les syndicats demandent un dialogue sur les réformes

Sept centrales syndicales manifestent à Cotonou vendredi 20 octobre 2017 (photo d'illustration).
© Delphine Bousquet/RFI

Depuis mardi, fonctionnaires des tribunaux, des écoles et des hôpitaux ont entamé un mouvement social de 3 jours. Un mouvement bien suivi jusqu’à présent. Ils demandent l’abrogation d’une loi qui supprimerait ce droit de grève dans plusieurs secteurs, dont l’armée, la police, la justice et la santé. Une loi votée par le Parlement, mais qui doit encore être validée par la Cour constitutionnelle.

Cette révision du droit de grève s’inscrit dans le cadre de réformes lancées par le gouvernement pour redresser le pays. Cette semaine encore le président Patrice Talon a réaffirmé la nécessité de rendre plus attrayant et plus compétitif l’environnement économique et social du pays.

Moudachirou Bachabi, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin qui, avec 6 autres centrales syndicales, a appelé à la mobilisation, affirme ne pas être opposé aux changements mais vouloir un dialogue.

Le gouvernement béninois s’est engagé à ne faire aucune réforme sans en discuter avec les acteurs, notamment avec les syndicalistes, pour que nous puissions - de la conception à la mise en œuvre - être ensemble pour pouvoir en décider. Ça ne veut pas dire que nous devons nous entendre sur toutes les réformes mais, tout du moins, les réformes sur lesquelles nous ne nous entendons pas, que l’on voit les sacrifices auxquels nous n’avons pas consentis ou lesquels nous avons concédés.
Moudachirou Bachabi
18-01-2018 - Par RFI

Mobilisation des fonctionnaires au Bénin