Congo-B: la liberté de mouvement en faveur du pasteur Ntumi fait réagir

Le pasteur Frédéric Bintsamou, dit «Ntumi», le 20 juin 2007 à Kinkala dans le sud du Congo.
© AFP

La recommandation prise samedi 20 janvier par les membres de la commission ad hoc paritaire, chargée de l’application de l’accord de paix dans le Pool, d’abandonner le mandat d’arrêt contre le pasteur Ntumi, a suscité des réactions au sein de l’opposition et de la société civile congolaise. Elles exigent que les victimes soient indemnisées et que les auteurs des crimes soient punis.

Opposant politique, Paul-Marie Mpouélé salue l’accord de paix dans le Pool, soutient les actions de la commission ad hoc chargée de son application et sa proposition de faire sauter le mandat d’arrêt contre le pasteur Ntumi.

Mais, pour lui, la paix passe aussi par l’indemnisation des victimes de la guerre : « Je pense que parallèlement [au cas du pasteur Ntumi] on pouvait mettre sur le même pied d’égalité l’indemnisation des victimes. Sinon, on pourrait dire que de gâchis, que de morts pour rien. Donc, je crois que la commission ad hoc va aussi s’atteler à regarder comment indemniser les différentes victimes : que ce soit du côté de la force publique, de la population civile et pourquoi pas des ninjas », a-t-il suggéré.

De son côté Roch Euloge Nzobo, acteur de la société civile, estime que les crimes commis dans le Pool ne doivent pas rester impunis sur l’autel de la politique : « Toutes les questions liées aux violations des droits de l’homme qui ont été perpétrées dans le département du Pool doivent être regardées et les auteurs doivent répondre de leurs actes. On ne peut pas cautionner l’impunité à tout moment sous prétexte qu’on va aller vers la paix », a martelé Roch Euloge Nzobo.

Le mandat d’arrêt émis contre le pasteur Ntumi en avril 2016 concernait également deux autres de ses lieutenants dont son jeune frère, nommé Gozardio.

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