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Sénégal

Sénégal: des points techniques débattus en ouverture du procès de Khalifa Sall

Khalifa Sall salué par ses partisans à sa sortie de l’audience le 23 janvier 2018.
© RFI

Au Sénégal, ce mardi matin le procès du maire de Dakar, Khalifa Sall, accusé de détournements d’argent public, a repris. Au début des débats, le juge a surtout cherché à définir les règles du jeu.

Le président l’a dit et répété, il exige des débats sereins durant ce procès qui s’annonce très médiatique, et notamment le silence durant les audiences, car Khalifa Sall, en boubou traditionnel blanc, a été longuement ovationné par ses sympathisants venus très nombreux dans cette immense salle n°4, salle où d’ailleurs Hissène Habré a été jugé. Des supporters qui ont aussi entonné l’hymne national.

Le calme revenu, à la demande des gendarmes, les questions de procédure ont été évoquées. La défense du maire de Dakar a présenté 70 témoins. Le juge en a accepté 20. Dix pour évoquer le fonctionnement de cette fameuse caisse d’avance, cette caisse d’où ont été sortis les fonds, et dix qui auraient bénéficié de ces fonds.

La mairie de Dakar, partie civile ?

Autre question débattue ce matin, la mairie de Dakar souhaite se constituer partie civile, l’Etat représenté par son agent judiciaire ainsi que le procureur de la République rejettent cette possibilité. Si la constitution de la mairie était acceptée, l’Etat pourrait en effet être exclu de ce procès. Les débats sont assez techniques et très compliqués. Le Code pénal est répété à longueur de temps.

Cette petite phrase de l’un des 22 avocats de Khalifa Sall résume ces 9 heures de débat. Première partie, la mairie de Dakar souhaite se constituer partie civile, les avocats de l’Etat et le procureur ne sont pas d’accord. C’est le tonitruant maître El Hadj Diouf qui défend la mairie...
Reportage: bataille de droit pour définir les règles et l’organisation de ce procès.
24-01-2018 - Par Guillaume Thibault

Dernier point, les avocats de Khalifa Sall ont toujours dénoncé une procédure menée en dehors des règles du droit. Le président du tribunal de Dakar, Malick Lamotte, a promis à la défense un procès juste et équitable.

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