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Libye

Libye: nouvelles liquidations d'islamistes à Benghazi en réponse à l'attentat

Un double attentat a eu lieu mardi dernier 23 janvier à Benghazi.
© REUTERS/Stringer

La violence appelle la violence en Libye, dans un cycle qui paraît sans fin, après le double attentat de mardi soir 23 janvier à Benghazi qui a fait plus d'une centaine de morts et de blessés devant une mosquée dans un quartier populaire de la ville, dont, parmi eux, un haut responsable de l'armée nationale libyenne. Dix islamistes extrémistes qui se sont faits prisonniers par cette armée ont été exécutés mercredi  par un officier bien connu de l'armée libyenne.

Si l'on en croit les différentes déclarations de l'armée nationale libyenne, Mahmoud Al Werfalli, cet officier appartenant aux forces dirigées par Khalifa Haftar, était censé être en prison.

Mais on le voit à nouveau sur des photos, en train de se livrer à une activité décidément récurrente chez lui : exécuter les prisonniers jihadistes sans jugement. Sur une première photo, on le voit en tenue militaire. Devant lui, dix prisonniers à genoux, en tenue bleue, les mains ligotées derrière le dos et les yeux couverts d'un bandeau noir.

Il tire à bout portant d'un fusil d'assaut sur un premier prisonnier, puis sur une seconde photo, il fait face à sept prisonniers déjà morts. L’exécution a eu lieu le soir sur la place de la mosquée d'Al Radwan où s’était produit le double attentat de mardi dernier.

Mahmoud Al Werfalli était déjà connu pour ses multiples exécutions extrajudiciaires d'extrémistes à Benghazi. Une guerre de près de quatre ans avait opposé l’armée de Khalifa Haftar aux extrémistes de la ville. Ce salafiste filmait toujours ses exécutions. Il est réclamé par la CPI pour répondre de ses actes très violents. Mais l'armée libyenne rétorque qu'il est jugé à Benghazi.

A Benghazi mercredi, comme souvent, deux corps sans vie, torturés et mutilés ont été trouvés dans une décharge de la ville.

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