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RDC Belgique

RDC: vers des mesures de rétorsion contre la Belgique?

Kinshasa réagit après que mi-janvier, la Belgique a décidé de priver le Congo de son aide directe au gouvernement (photo d'illustration: scène de rue à Kinshasa).
© Michael Gottschalk/Photothek via Getty

La RDC va-t-elle demander à la Belgique de fermer la Maison Schengen ? Dans un communiqué diffusé mercredi soir 24 janvier le ministère des Affaires étrangères de RDC annonce en tout cas son intention de le faire. La Maison Schengen est une sorte de consulat européen géré par la Belgique, qui délivre aux Congolais des visas pour l’Union européenne. Kinshasa réagit ainsi après que mi-janvier, la Belgique a décidé de priver le Congo de son aide directe au gouvernement pour reverser cet argent – 25 millions d’euros - à des programmes gérés par des ONG ou des organisations de la société civile. Kinshasa avait alors pris des mesures en retour.

Le ministère congolais des Affaires étrangères dit avoir informé la Belgique « par voie diplomatique » de ses intentions. Mais parle de « mesures projetées ». Autrement dit, rien de définitif à ce stade. Première mesure envisagée selon le communiqué, « la cessation immédiate » des activités en RDC de la nouvelle agence belge de développement (ENABEL). Le ministère explique que désormais son déploiement « ne se justifie plus ».

Deuxième mesure projetée, « le démantèlement de la Maison Schengen » sorte de guichet unique consulaire pour les Congolais désirant un visa pour les pays de l’Union européenne. Actuellement il est géré par la Belgique, mais selon le communiqué, si la mesure est appliquée « les ambassades concernées devront reprendre leurs responsabilités en la matière dans un délai qui sera communiqué par voie diplomatique ». « La coopération belge au développement n’est ni indispensable aux autorités congolaises ni vitale pour la vaillante et mature population de RDC », assure le ministère, évoquant même « certains partenaires mieux-disants ».

La RDC explique enfin qu’elle était favorable à une « remise à plat des relations bilatérales entre les deux pays » sur toutes ces questions, mais que « malheureusement », suite à la « sortie cavalière » de la Belgique, les « pourparlers » prévus ont été « remis aux calendes grecques ».

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