Côte d'Ivoire: Pascal Affi N'Guessan plaide pour une réforme de la CEI

Pascal Affi Nguessan.
© AFP PHOTO/ERICK-CHRISTIAN AHOUNOU

Lors d'une cérémonie de vœux pour la nouvelle année, Pascal Affi N'Guessan s'est exprimé en faveur d'un rapprochement FPI-PDCI pour les élections locales puis la présidentielle de 2020. Lors de cette cérémonie, le président de l'une des deux ailes du Front populaire ivoirien (FPI) a aussi plaidé pour une réforme de la commission électorale indépendante (CEI), avant la tenue des élections locales prévues cette année.

La Commission électorale n'est pas indépendante, elle doit donc être réformée, a déclaré Pascal Affi N'Guessan face à un parterre de cadres du FPI. « Il faut une nouvelle CEI pour les élections locales prochaines. Une CEI équilibrée, reposant sur trois pieds équilibrés : la coalition au pouvoir, l'opposition et la société civile. Et présidée par une personnalité nationale reconnue pour son intégrité, sa compétence et son expérience administrative et sociale, personnalité choisie de manière consensuelle. »

Cet appel à une révision de la composition de la CEI fait écho à un arrêt rendu en ce sens il y a un peu plus d'un an par la Cour africaine des droits de l'homme basée à Arusha, en Tanzanie, et jusqu'ici resté sans effet.

Lors de ce discours, Pascal Affi N'Guessan a une nouvelle fois lancé un appel à l'unité de son parti et s'est dit prêt à investir en tête de liste pour les élections municipale et régionale des « frondeurs » du FPI.

Le parti sera également ouvert à des alliances politiques pour ces scrutins, a-t-il assuré. Notamment avec le PDCI d'Henri Konan Bédié, dans un contexte de tensions au sein de la coalition au pouvoir. Et, ce également pour la présidentielle de 2020, a-t-il déclaré par la suite face à la presse : « C'est notre volonté, c'est notre aspiration. Nous observons que l'alliance RHDP a atteint ses limites. Nous disons au PDCI que nous sommes ouverts. A l'heure actuelle, il y a un minimum de convergences (de vues) en ce qui concerne la manière d'aborder la question de la paix et de la réconciliation nationale. »

Reste à savoir quelle sera la réponse du berger à la bergère.

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