Sahara occidental: le Maroc accepte l'idée de discussions multilatérales

Horst Kohler, envoyé spécial onusien pour le Sahara occidental, s'entretient avec Brahim Ghali, secrétaire général du Polisario, le 19 octobre 2017, au camp de réfugiés sarahouis de Rabouni, en Algérie.
© RYAD KRAMDI / AFP

Le Maroc a répondu positivement jeudi 25 janvier à l'invitation de Horst Kohler, le nouvel émissaire spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara. Horst Köhler souhaite réunir le Maroc, le Polisario, l'Algérie et la Mauritanie autour de la table de négociations. Le Maroc qui en accepte le principe ne veut pas de discussions bilatérales avec le Polisario.

C'est une mission difficile à laquelle s'est attelé le nouvel émissaire onusien pour le Sahara Horst Köhler : relancer les négociations bloquées depuis 2012.

Depuis sa nomination il y a quelques mois, il a multiplié les rencontres avec les responsables européens, marocains, algériens, mauritaniens et du Front Polisario. Il s’est aussi rendu à Bruxelles, à l'Union européenne, comme à Addis-Abeba à l'Union africaine.

Avec son équipe renouvelée formée d'Européens qui ont succédé à l’équipe américaine de Christopher Ross, le nouvel émissaire allemand dispose désormais de son approche personnelle sur la crise du Sahara. Il cherche à impliquer l'Union africaine afin de trouver une solution à ce problème qui dure depuis plus de 42 ans.

Dans ce but, il invite les parties à se réunir très prochainement à Berlin. Les discussions auront lieu en présence des ministres des Affaires étrangères du Maroc, de l'Algérie et de la Mauritanie ainsi que le secrétaire général du Polisario.

Mais Rabat exclu catégoriquement toute possibilité de s'asseoir à la même table de négociations que le Polisario. Le ministre Mostapha al-Khalfi, porte-parole du gouvernement, l'a bien précisé : « Cette invitation ne vise pas à organiser des négociations directes entre le Maroc et le Polisario », a-t-il déclaré jeudi.

Le Maroc cherche en effet à négocier avec les Algériens accusés de soutenir le Polisario et de le financer. L’invitation à de nouvelles négociations succède à une période de regain de tension entre le Maroc et le Polisario depuis fin 2017. Le Polisario est accusé de violer l'accord de paix de 1991, en déployant des éléments armés dans la zone démilitarisée du Sahara au Guergharat.

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