Congo-B: l'OCDH préoccupé par l’accord de sortie de crise dans le Pool

L'hôtel de ville de Kinkala, chef-lieu du département du Pool (image d'illustration).
© DR

Au Congo, le gouvernement congolais et le pasteur Ntumi ont conclu le 23 décembre 2017 un accord de cessez-le-feu pour ramener la paix dans le Pool. La commission ad hoc qui, selon ses initiateurs, constituerait la première étape des négociations vers la mise en œuvre de cet accord s'est réunie le 17 janvier dernier à Brazzaville. Mais ses premières conclusions soulèvent de nombreuses inquiétudes. En cause : les questions de justices et de réparations des crimes commis, ignorées par les parties prenantes aux négociations.

Le contenu de cet accord consacre une impunité totale au profit de tous ceux qui ont commis des exactions dans le Pool. Ils parlent de la restauration de l’autorité de l’Etat dans le Pool, du processus DDR [Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion]. Mais en aucun cas, l’accord ne parle de réparation aux victimes, en aucun cas l’accord ne parle de la question de la justice.
Trésor Chardon Nzila, directeur exécutif de l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH)
30-01-2018 - Par Julie Vandal

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.