Sommet de l'UA: des discours positifs sur la situation des réfugiés en Libye

Des migrants dans un centre de détention, en Libye, en décembre 2017.
© Abdullah DOMA/AFP

Le trentième sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) s'est refermé, lundi 29 janvier au soir, à Addis-Abeba, en Éthiopie. Un sommet marqué par l'avancée dans l'adoption des réformes proposées par le nouveau président de l'organisation panafricaine, le Rwandais Paul Kagame. Le thème de la Libye a aussi été beaucoup abordé même si la réunion prévue autour du président Denis Sassou Nguesso, chef du comité de haut niveau de l'UA sur ce pays, a été reportée. Les discours se voulaient positifs, deux mois et demi après le reportage de CNN, pour montrer que la situation des migrants en Libye s'améliore.

Selon la commission de l'Union africaine (UA), ce sont désormais plus de 13 000 personnes qui ont été rapatriées chez elles depuis début décembre. Moussa Faki Mahamat, le président de la commission de l’UA : « Les migrants qui étaient dans des centres et qui subissaient des traitements inhumains ont été presque tous rapatriés volontairement chez eux. Et le processus continue. »

Selon la commissaire aux Affaires sociales, qui gère le dossier, il y a 54 centres de détention. Selon la Soudanaise Amira el-Fadil, il faut les fermer. Pour le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed Tahar Siala, il y a deux types de centres : « Il y a les centres de détention légaux sous la supervision du ministère de l'Intérieur. Il y en a d'autres qui sont sous le contrôle de milices, on est en train de les fermer car ils sont illégaux. »

La moitié des centres devront être fermés

Environ la moitié de ces centres devront donc être fermés. Quant aux réseaux criminels, le ministre libyen promet de lutter contre : « Pour les groupes criminels, en fait nous sommes en train d'enquêter et d'après nos lois, c'est un crime. Et même les migrants illégaux qui sont arrivés dans le pays sans visa sont considérés comme des criminels. »

Le responsable a aussi évoqué le processus de règlement de la crise libyenne. Pour lui, les élections ne peuvent être organisées rapidement. Il faudra au moins toute l'année 2018 pour les préparer dans de bonnes conditions.

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