Burkina Faso: remaniement du gouvernement, neuf ministres font leur entrée

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a procédé mercredi soir 31 janvier 2018 à un remaniement du gouvernement.
© LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a procédé mercredi soir à un remaniement du gouvernement, marqué par l'entrée de neuf ministres. Le Premier ministre Paul Kaba Thieba reste en poste. Le gouvernement burkinabè compte désormais 33 portefeuilles contre 32 dans le précédent.

Seulement sept ministres conservent leur poste, ceux de la Défense, des Affaires étrangères, de l' Economie et de la Justice notamment. Neuf ministres font leur entrée, les autres changent de portefeuilles.

Le changement le plus notable c'est le départ de Simon Compaoré du ministère de la Sécurité intérieure. L'ancien maire de Ouagadougou était sur la sellette depuis la publication en octobre dernier d'une vidéo où on le voyait,armé d'un fusilmitrailleur et vêtu d'un gilet pare-balles, effectuer une visite nocturne au domicile d'un député.

Simon Compaoré était également critiqué pour son manque d'efficacité face à la recrudescence des attaques jihadistes. Cofondateur du MPP avec Roch Marc Christian Kaboré et Salif Diallo, Simon Compaoré n'est pas écarté pour autant. Loin de là. Il devient ministre d'Etat auprès de la présidence, en première position dans l'ordre protocolaire.

Est-il une sorte de vice-Premier ministre ? « Non », répond Remi Fulgence Dandjinou, le porte-parole du gouvernement. « C’est un ministre d’Etat qui travaille donc sous la direction du Premier ministre Paul Kaba Thieba, mais qui va être à la disposition justement  du Burkina Faso et du Conseil des ministres pour des missions spécifiques. Il est clair qu’avec la polémique qui existait sur le ministre on ne pouvait perdre une personne de cette qualité-là, capable de nous accompagner dans les engagements du chef de l’Etat. »

Deux figures de la société civile, Seyni Ouédraogo et Harouna Kaboré, font leur entrée, l'un à de la Fonction publique, l'autre au Commerce.

Le ministère de l'Energie change également de main et échoit à un député MPP, Béchir Ismaël Ouédraogo. Abdoul Karim Sango, un acteur de la société civile, devient ministre de Culture. A noter également, la création d'un ministère de l'Intégration africaine.

Un gouvernement de continuité

Pour le chef de l'Etat, il s'agit de redonner un nouvel élan, à mi-mandat, à l'action du gouvernement critiqué pour son immobilisme dans un contexte de fronde sociale.

Pour Zephirin Diabré, le chef de file de l'opposition, c'est un gouvernement de continuité.

« C’est dirigé par le même Premier ministre et l’ossature principale du gouvernement est là, donc j’imagine que le chef d’Etat a voulu faire un acte qui s’inscrit dans une certaine continuité. Notre rôle en tant qu’opposition est de prendre acte et de juger si le gouvernement suit la base de son travail et les résultats sur le terrain ».

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.