Sénégal: grève des enseignants avant la grande conférence sur l’éducation à Dakar

Vue de Dakar, capitale du Sénégal.
© Getty Images/Bloomberg

La conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) se tient ce vendredi à Dakar. De nombreux chefs d’Etat de la sous-région sont attendus. Les présidents français Emmanuel Macron et sénégalais Macky Sall vont présider ce sommet qui vise à soutenir les pays en développement, l’objectif affiché : lever plus de 3 milliards de dollars. Des problèmes de financement de l’éducation qui sont concrets au Sénégal malgré les efforts de l’Etat. Le principal syndicat de l’enseignement supérieur, qui considère que l’Etat ne respecte pas les accords signés, vient notamment d’observer deux jours de grèves.

Si le Syndicat autonome de l'enseignement supérieur (SAES) affirme n’avoir pas calé sa grève avec la conférence internationale, le calendrier pour se faire entendre est néanmoins bien choisi. Le SAES reproche aux autorités de ne pas respecter ses engagements, précisément sur l’augmentation des retraites dans l’enseignement supérieur, explique le secrétaire général du syndicat, Malick Fall : « Donc cela fait bientôt six mois que nous sommes en train d’attendre. Aujourd’hui, quand vous partez à la retraite, vous percevez 28% de votre salaire. Dans les accords que nous avions eus avec le gouvernement, nous avions travaillé sur des scénarios qui devaient nous amener aux environs de 85% du dernier salaire ».

Le syndicat majoritaire attend donc depuis l’été 2017 la tenue d’une réunion avec tous les ministères concernés. Ras-le-bol sur les retraites, ras-le-bol aussi plus général sur l’état de l’enseignement dans les facultés. Malgré les efforts concrets de l’Etat, les moyens manquent affirme Malick Fall : « Nous avons un problème d’infrastructures. Même si aujourd’hui, il faut le reconnaître, le gouvernement est en train de faire des efforts. Le deuxième problème, un enseignant pour 80 à 90 étudiants alors que les normes sont aux environs d’un enseignant pour 30 étudiants ».

Après deux jours de grève, les militants du SAES ont prévenu : ils mèneront d’autres actions s’ils ne sont pas entendus par les autorités.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.