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RDC

RDC: la Maison Schengen fermée jusqu'au 5 février

La Maison Schengen regroupe à Kinshasa les activités consulaires de 17 pays de l'Union européenne, de la Norvège et de la Suisse (photo d'illustration: scène de rue à Kinshasa).
© Michael Gottschalk/Photothek via Getty

La Maison Schengen est fermée en République démocratique du Congo. Fermé ce vendredi encore et jusqu'à lundi pour des raisons indépendantes de sa volonté, dit la diplomatie belge qui gère cette structure. La Maison Schengen regroupe à Kinshasa les activités consulaires de 17 pays de l'Union européenne, de la Norvège et de la Suisse. Le gouvernement congolais, en représailles de mesures prises par la Belgique dans le cadre de leur coopération bilatérale, a décidé du démantèlement de cette structure, de lui retirer son immunité consulaire. Une décision que la Belgique et la francophonie ont déplorée, estimant que ça pénaliserait d'abord la population congolaise. C'est en tout cas cette qui justifie aujourd'hui cette fermeture annoncée comme temporaire. Pourquoi ?

D'abord, la diplomatie belge tient à rassurer : le public sera tenu informé, promet son porte-parole, de l'évolution de la situation et des procédures de visas en cours. « Dans l'incertitude qui prévaut suite à la décision du gouvernement congolais, il est primordial, insiste le ministère des Affaires étrangères belge, d'assurer la sécurité des opérations et des personnes », référence sans doute à la levée de l'immunité consulaire de la Maison Schengen.

Cette fermeture doit aussi servir à des consultations entre les Etats concernés, conclut le porte-parole de la diplomatie belge sans plus de précisions. Si pour le gouvernement congolais l'affaire est simple, la vingtaine d'Etats n'a qu'à revenir au système traditionnel des visas nationaux ou même confier leurs activités consulaires à un autre pays que la Belgique, pour les Etats concernés, c'est d'abord un problème logistique de taille, estime une source diplomatique européenne, ces ambassades n'ont ni équipements, ni bâtiments, ni personnel pour le faire.

Tous les Etats interrogés par RFI admettent que c'est dans les prérogatives du gouvernement congolais de remettre en cause du jour au lendemain un accord avec la Belgique, mais précisent que cela ne peut en aucun cas remettre en cause l'accord qui lie les pays de l'espace Schengen. Une situation inédite, d'où ces négociations qui devraient aboutir soit à envoyer les Congolais faire leur visa dans des pays tiers, soit à trouver un ou plusieurs autres pays Schengen qui seraient prêts à prendre en charge ces activités consulaires.

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