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Madagascar

Madagascar: la société Ametis soupçonnée de favoritisme

La société Ametis récolterait les droits de visa en espèce dans les ports et aéroports de Madagascar, qu'elle reverserait au Fisc (photo: aéroport d’Ivato, à Antananarivo).
© Wikimedia

Le SSM, la Solidarité syndicale de Madagascar, a saisi le Bianco, le Bureau indépendant anti-corruption. Le syndicat soupçonne de favoritisme la société Ametis. La société a l'autorisation de collecter les droits de visa aux frontières de Madagascar.

La Solidarité syndicale de Madagascar est formelle : percevoir les impôts et les taxes relève de la fonction régalienne de l'Etat. Une société privée, en l'occurrence la société Ametis, n'en a pas le droit.

C'est en ces termes que l'organisation a déposé une requête auprès du Bianco, le Bureau indépendant anti-corruption. Le SSM parle également d'une illégalité constitutionnelle dans l'autorisation accordée à la société Ametis. Et de citer à l'appui le Code général des impôts, qui dispose que les modalités de perception des droits de visa en ligne sont fixées par texte réglementaire.

La société Ametis récolterait en effet les droits de visa en espèce dans les ports et aéroports de Madagascar, qu'elle reverserait au Fisc. D'où le soupçon du SSM d'un transit de l'argent par une caisse privée avant d'atterrir dans les caisses de la Direction générale des impôts.

Le Bianco confirme avoir ouvert une enquête pour faire la lumière sur cette affaire.

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