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ONU RDC

RDC: sanctions de l'ONU contre un général et trois chefs miliciens

A gauche, le bâtiment des Nations unies à New York.
© CC

L’ONU a décidé vendredi de sanctionner 4 Congolais : le général Mundos, membre des FARDC accusé d’avoir participé à des massacres à Beni et trois chefs miliciens (Guidon Shimiray Mwissa, Gédéon Kyungu, Lucien Nzambamwita) qui représentent selon le Conseil de sécurité une menace à la paix et la sécurité. Ces 4 personnalités se voient notifier le gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager. L’occasion de s’interroger sur l’efficacité de telles sanctions. Jason Stearns, ancien membre du panel des experts et directeur du Congo research group à New York est sceptique.

Avec notre correspondante à New YorkMarie Bourreau

Les sanctions, cet instrument entre « les mots et la guerre » considéré par beaucoup comme le dernier outil à la disposition du conseil lorsque la diplomatie a échoué. Mais un outil souvent peu efficace.

Pour Jason Stearns, qui a passé près de 10 ans au Congo et notamment comme expert pour l’ONU, le décalage est énorme entre les décisions prises à New York et les conséquences sur le terrain : « Moi, j’allais parler avec les gens, les douaniers au Congo. Je leur demandais :"Est-ce que vous avez la liste des gens sanctionnés pour justement s'ils arrivent à la frontière, qu’on puisse interdire le passage?" Ils ne l’avaient pas… »

Les sanctions économiques bilatérales prises par Washington ont un impact beaucoup plus important sur Kinshasa selon le chercheur. Mais l’ONU pourrait selon lui envoyer un message plus ferme en visant directement les responsables de violences électorales.

« Si la crise de l’Etat n’est pas résolue à travers les élections, je pense qu’on verra de plus en plus que la menace à la paix et stabilité provient du gouvernement. Et cela devrait amener le Conseil de sécurité à prendre des mesures plus sévères contre les membres du gouvernement. Mais on en est pas encore arrivé là. »

La mise sous sanction est en effet un processus laborieux. Il aurait fallu plus de 18 mois à l’ONU pour négocier l’ajout des quatre dernières personnalités congolaises.

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