Sénégal: Emmanuel Macron à Saint-Louis menacée par la montée des eaux

Saint-Louis, ancienne capitale du Sénégal, entre rivière et océan, souffre de l'érosion de ses côtes (décembre 2015).
© Dani Salvš¾/VW PICS/UIG via Getty

La visite d’Emmanuel Macron au Sénégal se poursuit. Après une journée consacrée à l’éducation, place maintenant à la question climatique. Le président français et son épouse Brigitte se rendent à Saint-Louis, ville côtière rongée par l’avancée de la mer. Emmanuel Macron veut à nouveau s’afficher en héraut de la lutte contre le réchauffement climatique, cette fois sur le terrain.

Emmanuel Macron passe en quelque sorte du théorique au pratique. Après avoir organisé le One Planet Summit en décembre, il s’agit pour le président français de constater sur place les dégâts causés par réchauffement climatique.

La France va débloquer 15 millions d’euros pour aider aux financements des travaux pour faire face à l’érosion côtière. Les habitations de Saint-Louis, l’ancienne capitale du pays, construite au 17ème siècle par les Français et classée au patrimoine mondial de l’Unesco, sont détruites par l’avancée de la mer. Près de 200 personnes ont déjà quitté leur maison. Les chefs d’Etat y visiteront notamment la Langue de Barbarie, une bande de sable coincée entre le fleuve et l’océan dont les côtes sont rongées par la mer. Là-bas, les pêcheurs subissent déjà les conséquences de la montée des eaux.

On se bat pour arrêter l'érosion. On a déjà regagné 300 mètres grâce aux plantes. Si on laisse faire que vont trouver les générations futures ?
Ecoutez le reportage à Saint-Louis de notre envoyée spéciale: les habitants font part de leur désarroi
03-02-2018 - Par Sarah Sakho

Avec ce déplacement, Emmanuel Macron veut envoyer ce message : «Montrer à la planète entière que quand on parle du réchauffement climatique, on parle de vies directement menacées, on parle d’activités économiques parfois détruites, on parle de villes qui menacent d’être effacées, on parle déstabilisations qui font parfois progresser les pires idéologies…»

Pour lutter contre l’obscurantisme, l’autre réponse c’est l’éducation, a martelé le président français, lors du Partenariat mondial pour l’éducation, co-parrainé avec le Sénégalais Macky Sall. Entre les deux hommes, le courant passe bien. Ils ont reçus les ovations des enfants d’un collège de Dakar rénové avec l’aide par la France. Education, environnement, économie : l’Elysée explique vouloir faire du Sénégal le « laboratoire de la relation renouvelée de la France avec l’Afrique »…

► à (ré)écouter: Partenariat mondial pour l’éducation: « La bataille de l’éducation pour tous n’est pas encore gagnée »

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