Afrique du Sud: le discours à la nation de Jacob Zuma reporté

Le président sud-africain Jacob Zuma, devait effectuer son discours à la nation jeudi prochain devant le Parlement.
© PHILL MAGAKOE / AFP

Le président Jacob Zuma survivra-t-il à cette semaine ? Le Parlement vient d’annoncer ce mardi 6 février un report du discours à la nation que devait présenter le chef de l’Etat ce jeudi. Depuis quelques jours, les réunions se multiplient pour décider du sort du président embourbé dans les scandales. Et mardi soir on a appris qu’une réunion extraordinaire de l’ANC prévue mercredi a finalement été annulée

Dans un communiqué publié en début d’après-midi ce mardi, la présidence indique qu’elle a demandé un report du discours à la nation du chef de l’Etat. La présidence parle de « développement qui empêcherait un bon déroulement de ce discours ». Faut-il y voir une démission imminente du président Zuma ? Tard dans la soirée, un quotidien sud-africain, le Sunday Times, affirmait que le président Zuma avait accepté de démissionner une fois que certaines conditions auront été remplies.

Depuis quelques jours, les réunions d’urgence se multiplient au quartier général du parti au pouvoir embourbé dans les scandales. Selon la presse sud-africaine, six hauts dirigeants de l’ANC se sont rendus chez Jacob Zuma à Pretoria dimanche soir et lui auraient demandé de démissionner. Celui-ci aurait catégoriquement refusé.

Une autre réunion d’urgence, initialement prévue mercredi soir, a été finalement reportée au 17 février. Le comité exécutif, qui a le pouvoir de contraindre le chef de l’Etat à quitter son poste, devait se retrouver pour discuter de l'avenir du président. Mais suite de ces « discussions fructueuses et productives » entre Zuma et le chef du parti, l'ANC a décidé de reporter cette réunion extraordinaire. Ce qui pourrait suggérer qu'un accord ait été trouvé. 

Pendant ce temps, l’opposition s’impatiente. Si Jacob Zuma ne part pas, elle s’en chargera. Une nouvelle motion de défiance contre le président a été déposée et doit être soumise au vote de l’Assemblée dans moins de trois semaines. C’est la 8e motion de défiance contre le chef de l’Etat.

Mardi soir, les analystes politiques estimaient en tout cas que le report de l'adresse à la nation – qui est une première dans l’histoire du pays - indique très clairement que Jacob Zuma n’est plus maitre de la situation.

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