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Bénin

Bénin: une rencontre fructueuse entre syndicats et gouvernement

Les responsables de quatre des sept centrales syndicales béninoises en train de signer le relevé des conclusions, le 5 février 2018 à Cotonou.
© Delphine Bousquet/RFI

Au Bénin, la grève de 72h dans la fonction publique dure depuis un mois. Déclenchée par les sept centrales syndicales pour protester contre la suppression du droit de grève à certains agents, dispositions finalement rejetées par la Cour Constitutionnelle, elle continue, dans les hôpitaux et les écoles notamment. Les syndicats ont des revendications salariales et demandent plus de concertation pour les réformes. Mais on va peut-être vers la fin du mouvement. Les syndicats et le gouvernement ont eu une troisième séance de négociations hier à Cotonou, le ton était plutôt à l'apaisement avant une rencontre cruciale avec le président Patrice Talon ce mardi à 17h.

Six heures de négociations entre les responsables des sept centrales syndicales et les dix ministres présents, six heures qui ont permis d'aborder toutes les revendications comme le confirme Adidjatou Mathys, ministre de la Fonction publique. « Nous avons évoqué toutes les questions, elles ont fait l'objet d'échanges. On s'est entendus sur un certain nombre, pour d'autres, on ne s'est pas entendus et cela a été consigné dans le procès-verbal. Cela passé dans une ambiance conviviale. »

Pas de mesures concrètes annoncées, mais selon les syndicats, les bases ont été posées pour discuter de l'augmentation du salaire minimum - ils veulent qu'il passe de 40 000 à 80 000 francs CFA -, pour discuter du statut particulier des enseignants, pour des négociations sectorielles, pour plus de concertation. Pour Ancel Mamoussou, de la CSA-Bénin, c'est Patrice Talon qui va trancher. La rencontre de lundi était donc cruciale : « Nous pensons que les ministres avec lesquels nous avons discuté n'ont pas eu semble-t-il le quitus pour s'engager, et donc celui qui peut s'engager, c'est le chef de l'Etat. Nous espérons tous que le chef de l'Etat va être le père de la nation, va se mettre au-dessus de la mêlée et nous permettre de sortir de l'impasse actuelle. »

Quelque soit le résultat de la rencontre avec le chef de l'Etat, une nouvelle séance syndicats-gouvernement devrait avoir lieu d'ici quinze jours.

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