Aide au développement: plus d'aide bilatérale et un meilleur «pilotage»

Au terme d'un comité interministériel sur la coopération internationale pour le développement (Cicid), présidé par le Premier ministre, Edouard Philippe, Paris a recentré ses priorités.
© Reuters/Philippe Wojazer

Augmentation de l'aide publique au développement, plus d'aide bilatérale et un meilleur « pilotage » de cette aide. Voilà les grandes orientations décidées jeudi 8 février par le gouvernement français. Un comité interministériel s'est réuni cet après-midi à Matignon qui a concrétisé l'annonce déjà faite par Emmanuel Macron et porterait l'aide au développement à 0,55% du revenu national brut (RNB), contre 0,38 actuellement. Et cela d'ici 2022. Un milliard d'euros supplémentaires seront débloqués dès 2019.

L'augmentation de l'aide, qui sera portée à 0,55% de la richesse nationale en quatre ans est confirmée. Un milliard d'euros supplémentaires seront débloqués dès 2019. Une part plus importante sera faite aux dons, par rapport aux prêts, mais le financement de toutes ces augmentations n'est toujours pas précisé.

Le gouvernement souhaite davantage concentrer son aide sur les pays qui en sont déjà les principaux bénéficiaires. Le Sahel est particulièrement visé, où la France intervient militairement, et où elle entend assurer une continuité sécurité-développement qui manque aujourd'hui cruellement.

Pour mieux choisir ses priorités, la France va renforcer sa coopération directe, bilatérale, avec les pays bénéficiaires. Et passer moins souvent, en proportion, par les institutions multilatérales.

Le gouvernement veut aussi renforcer son action dans certains secteurs : éducation, environnement, égalité homme-femme. L'aide humanitaire passera de moins de 200 à 500 millions d'euros, d'ici 2022.

Enfin, les montants qui transitent par la société civile seront doublés, ce qui permettra de renforcer le rôle des ONG, mais aussi celui des acteurs privés. Pour renforcer, grâce à l'aide publique, les petites et moyennes entreprises des pays bénéficiaires.

Le gouvernement entretient le flou sur les moyens budgétaires...
Réaction de Michael Siegel, de l'ONG Oxfam-France
08-02-2018 - Par David Baché

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