Mauritanie: la pêche et le gaz au cœur de la visite du président sénégalais

Le président sénégalais Macky Sall (g.) et son homologue mauritanien Ould Abdel Aziz, à Nouakchott, en septembre 2012 (image d'illustration).
© AFP PHOTO / STRINGER

Après les accolades à l'aéroport ce jeudi soir, place aux gros dossiers entre le Sénégal et la Mauritanie. Le président Macky Sall est à Nouakchott pour une visite de travail chez son voisin. Au menu des discussions, la question de la pêche, avec le renouvellement des accords caducs depuis deux ans, et le projet d’exploitation de gaz à la frontière.

Ces deux dossiers, qui sont eu cœur de la visite de Macky Sall en Mauritanie, ont certainement été au centre du tête-à-tête, ce vendredi matin, entre les deux chefs d'Etat. Ces dernières années, Kosmos Energy a découvert plusieurs champs de gaz dans la région, dont un à la frontière entre les deux pays. Ce réservoir baptisé Tortue est très prometteur.

Mais encore faut-il que la Mauritanie et le Sénégal arrivent à négocier les termes des conventions pour le développement du gisement. Un accord pourrait être signé aujourd'hui à Nouakchott sur cette question, de source proche du dossier. Ce qui lancera peut-être le compte à rebours de ce grand chantier.

Aucune certitude sur l’accord de pêche

L'autre sujet crucial pour l'économie des deux pays, c'est celui de la pêche. Et c'est d’ailleurs cette question qui a motivé cette visite de travail du président Macky Sall après la mort d'un pêcheur de Saint-Louis, tué par les garde-côtes mauritaniens il y a deux semaines. Ce pêcheur s'était aventuré de l'autre côté de la frontière, comme tant d'autres, alors qu'il n'y a plus aucun cadre légal depuis deux ans.

Que ce soit sur les licences de pêche, ou sur le travail des pêcheurs sénégalais à bord des pirogues mauritaniennes, Mauritaniens et Sénégalais n'ont pour l'instant pas réussi à accorder leur violon. Les discussions se poursuivent, mais rien ne permet de dire que la visite se terminera avec un accord. Dans les coulisses de la présidence mauritanienne, on assure que des directives fermes ont été données aux départements ministériels concernés pour qu'une solution soit rapidement trouvée. Il y a urgence, c'est ce qu'avaient rappelé, il y a deux semaines, les autorités sénégalaises.

Tout n'est pas réglé, les discussions ont été longues, mais à l'évidence, même si un nouvel accord sur la pêche n'a pas été signé, un délai est fixé au mois de mars, cette visite de travail a visiblement permis de mettre tout à plat. Le président Mohamed Ould Abdel Aziz l'a dit lors de la conférence de presse de clôture...
La volonté d'un nouveau départ
09-02-2018 - Par Guillaume Thibault

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