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Nigeria

Nigeria: peine de prison pour un des ravisseurs des lycéennes de Chibok

Capture d'écran de la télévision CNN montrant les filles enlevées de Chibok.
© via CNN

Au Nigeria, le procès de membres présumés de Boko Haram a rouvert, ce lundi 12 février, dans le centre du pays. Un procès devant le tribunal militaire de la base de Kainji. Les premières auditions de 1 669 suspects avaient démarré en octobre dernier. Une partie des suspects a été relâchée rapidement. Cinquante d’entre-deux ont déjà été condamnés alors que plus de 700 prévenus doivent encore comparaitre. Et les premières sanctions sont tombées, notamment pour un membre du groupe terroriste qui avait participé à l'enlèvement des jeunes filles de Chibock.

Haruna Yahaya, 35 ans, a été condamné, ce lundi, à 15 ans de prison pour avoir participé à l'enlèvement des jeunes filles de Chibok. En avril 2014, plus de 200 lycéennes, du nord-est du Nigeria avaient été embarquées dans des camions au milieu de la nuit. Ce kidnapping avait entrainé une grande vague d'indignation sur les réseaux sociaux.

Plusieurs dizaines de membres de Boko Haram étaient impliquées, dont ce jeune homme, un ancien commerçant de Potiskum. Handicapé, bras paralysé et une jambe déformée, il comparaissait, lundi, devant les jurés militaires du tribunal de Kainji.

A la barre, il a raconté comment s'est déroulée cette nuit du 14 avril. Il a plaidé coupable, mais a demandé la clémence des jurés pour avoir, a dit son avocat, été forcé d'intégrer le groupe jihadiste à cause de leur sévérité.

Le tribunal de Kainji a estimé qu'il avait l'option de ne pas prendre part aux activités de Boko Haram. Lui a indiqué qu'il ne pouvait pas user de son handicap pour gagner la sympathie des jurés et l'a condamné à une lourde peine. Dix-neuf autres membres de Boko Haram ont écopé de trois à cinq ans d'emprisonnement.

Les audiences se poursuivent aujourd'hui, mais les autorités judiciaires n'ont pas indiqué jusqu'à quand. A noter que pour la première fois, ces procès se déroulent devant des journalistes et des ONG. Les audiences d'octobre 2017 n'avaient pas été publiques et avaient soulevé de nombreuses critiques de la part des organisations de défenses des droits de l'homme.

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