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RDC Justice

RDC: l'activiste Timothée Mbuya libéré après six mois de prison

Une rue de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, en mai 2016.
© JUNIOR KANNAH / AFP

En République démocratique du Congo (RDC), l'activiste Timothée Mbuya, directeur exécutif de l'association Justicia asbl a finalement pu quitter sa cellule au bout de six mois de prison à Lubumbashi le 13 février après avoir été condamné à un an de prison avec sursis.

Timothée Mbuya avait été arrêté le 31 juillet dernier à Lubumbashi, au sud de la RDC, après avoir participé à une manifestation pour demander à la Commission électorale, la Céni, de publier un calendrier électoral. Il a été condamné dans un premier temps, en novembre dernier, à un an de prison ferme pour « incitation à la désobéissance civile ». Le juge a finalement allégé son verdict.

Pour As Aslan, membre du Collectif d'action de la société civile (Casc), sa libération est une bonne nouvelle mais il faut aller plus loin. « Nous sommes très contents qu’il soit d’abord libre, qu’il retrouve la grande famille de la société civile du Grand Katanga, explique le militant. Nous sommes très contents qu’il retrouve ses activités, mais nous ferons tous nos efforts en matière judiciaire et juridique pour faire tomber cette condamnation de douze mois assortie de sursis ».

« Acharnement politique »

« Le motif de son arrestation était arbitraire, poursuit As Aslan. C’était une marche organisée avec les militants de la Lucha. Nous croyons qu’organiser une marche et lire un mémo n’est pas un motif de condamnation. Son arrestation était arbitraire et sa condamnation était illégale... être condamné avec sursis, c’est toujours une mauvaise manière de juger les choses. Nous allons attaquer cela en [justice] mais tout d’abord nous nous félicitons de sa libération ».

Les avocats de Timothée Mbuya ont prévu de faire appel de cette décision. Le parquet a dit vouloir lui aussi déposer une requête en appel pour obtenir un alourdissement de la peine. Ce que dénonce le Casc, son organisation, qui parle d'un « acharnement politique ».

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