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Togo

Togo: un comité préparatoire se réunit pour amorcer le dialogue

Manifestation à l'appel de l'opposition togolaise dans les rues de Lomé, le 5 octobre 2017 (image d'illustration).
© MATTEO FRASCHINI KOFFI / AFP

Pouvoir et opposition se retrouvent ce jeudi 15 février pour essayer de mettre fin à la crise politique qui dure depuis le mois d'août dernier. Une coalition d'opposition manifeste tous les quinze jours pour réclamer le retour à la Constitution de 1992, notamment parce qu'elle prévoit la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. Le dialogue attendu depuis des mois doit commencer ce jeudi, en présence des facilitateurs, le ministre d'Etat guinéen Tibou Kamara et le ministre ghanéen de la Sécurité, Albert Kan-Dapaah.

Depuis novembre dernier, le dialogue politique peine à démarrer. Et aujourd'hui encore, plusieurs zones d'ombre menacent le processus.

Les discussions politiques ne vont pas vraiment commencer ce jeudi. La journée sera consacrée aux travaux d'un comité préparatoire. Composé de représentants du gouvernement, de l'opposition et du parti majoritaire, ce comité va devoir éclaircir plusieurs points importants.

Au coeur des débats : les fameuses mesures d'apaisement. L'opposition réclame la libération des personnes arrêtées dans le cadre des manifestations des derniers mois. Elle estime à 90 environ le nombre de détenus.

L'opposition demande également la libération de sept personnes incarcérées dans une tout autre affaire, celle des incendies des marchés de Lomé et Kara en 2013. Plusieurs membres de l'opposition avaient été arrêtés après ces incendies et l'ANC affirme que sept se trouvent toujours en détention aujourd'hui.

Leur sort et celui des personnes arrêtées dans le cadre des manifestations doit être étudié en priorité ce jeudi. Mais ce n'est pas tout, le comité préparatoire doit aussi fixer un calendrier et établir qui participera au dialogue proprement dit.

Les discussions de fond ne commenceront qu'une fois tous ces points éclaircis.

Mgr Phillipe Fanoko Kpodzro demande à Faure Gnassingbé de démissionner en 2020

L'archevêque émérite de Lomé, Mgr Phillipe Fanoko Kpodzro, fut le président du présidium de la conférence nationale souveraine de juillet à août 1991. Il a demandé à Faure Gnassingbé au cours d'une longue conférence de presse à Lomé, de quitter le pouvoir en 2020, ce qui serait tout à son honneur.

« J'appuie tous ceux qui demandent qu'il s'en aille. Il ne doit plus renouveler son mandat. Je ne dis pas qu'il doit quitter aujourd'hui. Qu'on le laisse finir le mandat en cours. Il faut laisser le chef de l'Etat terminer complètement, dignement, son mandat. Mais l'entêtement à ne pas quitter le pouvoir est diabolique. Notre Constitution dit sur ce point qu'en aucun cas un chef d'Etat ne doit faire plus de deux mandats. Prions pour que cela se réalise, pour que notre pays soit réellement un pays démocratique libre qui travaillera pour son avancée et pour le développement intégral de ses enfants. »

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