Republier
Guinée

Violences policières en Guinée: «on ne laissera rien passer» assure un ministre

Dans les rues de Conakry (photo d'illustration)
© Waldo Swiegers/Bloomberg via Getty

En Guinée, alors que les tensions post-électorales se poursuivent après la mort de deux jeunes, l'un tué par balles et l'autre fauché par un véhicule dans un quartier d'opposition ce lundi, le ministre de l'Unité nationale et de la citoyenneté hausse le ton, promet que justice sera rendue et souhaite que la liste des personnes décédées pendant les manifestations ne s'allonge plus.

Après avoir reçu les deux familles endeuillées hier mardi, Gassama Diaby a rencontré le bâtonnier du barreau de Conakry qui a constitué un pool d'avocats pour défendre ces familles. C'est une première en Guinée.

Le ministre est déterminé «à aller, dit-il, au bout de la démarche».

« On ne laissera rien passer ! Il appartient à l’Etat d’assumer sa responsabilité et faire en sorte que réellement l’institution judiciaire guinéenne assume sa responsabilité ! a assuré Gassama Diaby. Il faut maintenant que tout le monde sache en Guinée – que les services de sécurité le sachent –, lorsqu’il y a des morts, des blessés ou des vols lors de leur mission, la vérité doit être établie.

Parce qu’on ne peut pas laisser en Guinée les victimes s’accumuler, avec leur colère, leur frustration - légitimes -, l’Etat doit mettre fin à cette situation. L’heure n’est plus à la parole. C’est de retrouver les coupables !

Oui. Le rôle des services de sécurité est de protéger les citoyens guinéens, pas de leur tirer dessus ! Et je veux lancer un appel aux services de sécurité. Chacun de leur acte, qui ne va pas dans le sens de la légalité, détruit le tissu social, quel qu’il soit. Leur rôle est de protéger l’ensemble des citoyens guinéens ! Cela est clair ! »


■ Un signe positif ?

Une volonté bien accueillie par l'organisation guinéenne de défense des droits de l'homme et du citoyen qui demande ni plus ni moins le respect de la loi.

Moi, je considère que c’est un signe positif. C’est la première fois qu’un membre du gouvernement se permet de dire des propos de ce genre. Sinon, on n’est pas habitué, mais dans le principe, la loi le prévoit, lorsque quelqu’un tire à bout portant sur un individu, surtout que la liberté de manifestation est autorisée par la loi guinéenne, l’intéressé doit être suivi.
Souleymane Bah, le secrétaire général de l'OGDH
15-02-2018 - Par RFI

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.