Au Rwanda, Laura Flessel, ministre française, vante la «diplomatie du sport»

La ministre française des Sports Laura Flessel, en blanc, avec son homologue rwandaise, Julienne Uwacu, en rose, qui inaugure le premier citystade de Kigali, le 16 février 2018.
© RFI/Charlotte Cosset

La ministre française des Sports est en visite officielle au Rwanda jusqu’au 18 février. Laura Flessel a rencontré ce vendredi matin son homologue Julienne Uwacu à Kigali. Une heure d’entretien pour marquer le début du réchauffement des relations diplomatiques entre les deux pays.

L’ambiance est toute à fait cordiale. Les ministres sont sorties de leur tête-à-tête souriantes. La ministre rwandaise des Sports a insisté sur une visite qui « marque », a-t-elle affirmé. Julienne Uwacu a évoqué un premier pas qui pourrait ouvrir plus de portes. Leurs discussions se sont concentrées sur les possibles échangés en termes de formation, mais aussi de partenariats publics et privés. Elle a aussi évoqué la force du sport.

Ce qu’a confirmé la ministre française parlant de « diplomatie du sport » grâce à « un ministère de plein exercice », a souligné Laura Flessel. La ministre française a visité ce vendredi matin le mémorial du génocide. « Aujourd’hui par le prisme du sport on parle de paix, on parle de création d’un futur pour nos jeunes », a-t-elle souligné. Il ne s’agit donc pas seulement de pratique sportive, mais aussi de questions sociales, sanitaires, économiques et diplomatiques. « C’est un début », a affirmé Laura Flessel, qui espère voir ces échanges se pérenniser grâce au partage de « valeurs communes ».

Première visite d’un officiel français en fonction depuis 2010

Les deux ministres ont inauguré en fin de matinée un premier stade urbain, offert par la France. Un espace libre d’accès, gratuit, pour les jeunes de Kigali. Une dizaine d’autres pourraient voir le jour. Les ministres sont ensuite reparties ensemble pour un déjeuner en privé.

Cette visite, si elle est officielle, reste néanmoins discrète. La ministre Flessel parle même d’« humilité », afin de se réunir autour de « projets communs » et de « l’intérêt général », a-t-elle expliqué. C’est la première visite d’un officiel français en fonction depuis 2010. La France et le Rwanda ont traversé plusieurs années de relations compliquées.

Des tensions exacerbées notamment par l’enquête française sur l’attentat contre l’avion du président Habyarimana. Le président rwandais Paul Kagame avait fait un déplacement à Paris en 2015 sans pour autant rencontrer son homologue. Cette visite aujourd’hui est donc symbolique et semble être un premier pas vers des rapports plus apaisés entre les deux pays.

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