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Madagascar

Madagascar: libération du Français, d’origine indienne, Akyl Chenai

Port de Tamatave, principal port de Madagascar, à l'est de l'île, où transitent près de 80% des marchandises de et vers l'étranger.
© RFI/Sarah Tétaud

A Madagascar, Akyl Cassam Chenai, Français d'origine indienne, avait été enlevé il y a deux semaines. Il a été libéré au soir du jeudi 15 février, selon une information transmise, vendredi, par le Collectif des Français d'origine indienne de Madagascar. Akyl Cassam Chenai, directeur d'une grande entreprise malgache, avait été enlevé dans la soirée du 2 février à Tamatave, grande ville portuaire de la côte est de la Grande Ile. Très active dans l'économie du pays, la communauté indienne de Madagascar est régulièrement victime de kidnappings contre rançons.

Après quatorze jours de captivité, Akyl Cassam Chenai est libre. « Il a retrouvé les siens. Il est en bonne santé », a fait savoir le Collectif des Français d'origine indienne de Madagascar. Pour l'heure, rien n’a filtré sur les conditions de sa libération. Ce patron d'une grande entreprise d'import-export avait été enlevé, devant sa maison, par cinq individus lourdement armés.

D'après la gendarmerie, deux hommes en lien avec cet enlèvement ont été arrêtés à Tamatave et mis en détention provisoire à la prison d'Antanimora, à Antananarivo, samedi dernier. « Ce sont des personnes dont les noms sont déjà connus pour plusieurs affaires d'enlèvements », indique une source au sein de la gendarmerie. Le procureur de la République de Tamatave, Thierry Lauret Rajaona précise que « d'autres interpellations et perquisitions » ont été menées.

Kidnappings à répétition

L'enlèvement de cet entrepreneur fait partie d'une série de rapts commis, ces dernières semaines, sur la Grande Ile. Ces kidnappings à répétition ont d'ailleurs été abordés en conseil de gouvernement, la semaine dernière. Le ministre malgache de la Défense avait alors pointé du doigt le refus des familles des victimes de collaborer avec les forces de l'ordre malgaches. Il s’agit pourtant d’une « collaboration primordiale pour démanteler ses réseaux de kidnappeurs », explique-t-il.

Depuis dix ans, plus d'une centaine d'enlèvements ont été répertoriés sur la Grande Ile, selon le Collectif des Français d'origine indienne de Madagascar.

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